Reprise du boulot... Vendredi 17 Août 2007 à 23h44 ...assez déprimante pour moi. Je pense que mon état d'esprit actuel, c'est-à-dire "beurk je ne veux pas d'un train-train de merde", joue beaucoup dans le fait qu'aller travailler, après deux jours, me déprime déjà. Me retrouver dans un bureau à faire des choses un peu con-con, premiers jours obligent, me fout un de ces cafard. J'ai tellement peur de m'enliser la-dedans, de succomber à l'appel d'une vie (trop) facile et au final terriblement ennuyeuse. Je respecte bien sur, les personnes qui sont satisfaites de leur vie, même si elle peut paraître banale et Dieu sait que j'aimerai être comme elles!!! Mais là déjà, j'étouffe, je n'ai pas le choix, il faut que je bosse, quelques mois pour peut être avoir la chance de me relancer dans une autre aventure. De plus, la situation s'améliorera surement, ça n'est que le début, je suis encore étrangère sur mon lieu de travail. Les contacts vont, je le suppose et l'espère, arriver dans quelques temps. Je suis comme toujours trop impatiente, trop dramatique sans raison. Il faut dire que ces jours-ci ne sont pas très roses dans ma tête. E. après un appel pathétique de ma part, vraiment il me rend folle et j'en ai honte maintenant, m'a répondu un mini-message, neutre, froid sans même me demander de mes nouvelles. Je ne sais que penser car il est clair que je ne suis pas prête de le revoir, si toutefois je le revois. Je suis tellement triste de voir que pour lui je suis si peu de chose. J'aimerais tellement compter pour qqn, quand je vois ma soeur qui file le parfait amour avec un gars génial, leur couple si tendre et si mignon, le manque d'affection dont je souffre m'étouffe. Je souris mais au fond je suis dévastée par le manque d'amour. J'aimerais avoir qqn qui me serre dans ses bras, me dit des mots tendre, qqn avec je m'endormirais et me réveillerais dans ses bras. Je me sens seule et malheureusement je sais que la situation n'est pas prête de s'améliorer. Le pire est que je compte encore sur un retournement de situation avec E., je suis totalement désespérée...
En ce moment... Dimanche 26 Août 2007 à 10h53 ...je n'ai pas le courage d'écrire dans mon journal car je pense que cela serait trop déprimant. Mon retour ici, de mon point de vue, est loin de se passer d'une manière très positive. Certes, j'ai déjà un boulot, j'ai retrouvé ma famille et des amis, mais je me sens vide et sans vie ici. La grisaille habituelle n'est pas pour arranger les choses. De plus, mon questionnement rituel sur moi, les autres, ma vie a repris de plus belle et je dois dire que mon cerveau est déjà a saturation. Pourquoi je ne parviens pas à trouver le bonheur ici, pourquoi je ne peux me satisfaire et profiter pleinement de ma vie ici? L'insatisfaction chronique dont je souffre me tue à petit feu.
Reprise en main... Dimanche 9 Septembre 2007 à 18h49 Il fallait bien. Après avoir pris conscience et, temporairement, plus ou moins accepté, que ma vie allait stagner durant qql temps, je me rebouge. Triage consciencieux de ma chambre, installation d'un "atelier" pour mes travaux de remise à neuf, nettoyage de ma voiture adorée, rangement...je me sens mieux. Je vais recommencer le sport très bientôt et me trouver d'autres activités, je ne suis pas vraiment motivée mais je me pousse. Il n'y a pas d'avance (phrase typiquement familiale). J'ai bien sûr encore et toujours mes moments de profondes mélancolies et je pense d'ailleurs qu'il me sera diffcile de les quitter définitivement. Néanmoins, j'essaie de ne pas m'enfoncer, ça serait trop bête et inutile. Il faut surtout que j'arrête de me poser des questions sur mon rôle ici, les tenants et aboutissants de ma vie, ce que j'apporte au monde, aux gens, si on pense à moi, est-ce que l'amour viendra à moi... toute une série de questions inutiles qui n'ont pour conséquence que de me pourrir la vie.
Une fois de plus, je constate... Lundi 17 Septembre 2007 à 21h15 ...que la vie peut être terriblement cruelle. Chaque jour, le destin de personnes qui ont vie bien tranquille est boulversée par un drame, accident, maladie... des gens biens, des gens qui n'ont jamais rien demandé à personne. Aujourd'hui, une connaissance a appris qu'elle était malade, quel choc, toutes les paroles sont vaines pour essayer de soulager la douleur morale que provoque une telle révélation. C'est la première fois qu'une personne aussi proche de moi est touchée par une maladie grave, l'impuissance et l'injustice que l'on ressent sont indescriptibles. Toute cette histoire m'a vraiment remuée, au-delà de ce que je pouvais penser. Quand j'y repense, j'ai presque les larmes aux yeux. En tous cas, si elle veut de mon aide, j'ai décidé d'aider cette personne autant que possible. Non pas par sens du devoir mais plutôt parceque je le ressens comme ça, il faut que je le fasse, c'est quelqu'un de bien et aujourd'huin on aide trop peu les gens. L'égoïsme et l'indifférence que j'ai pu constater de la part de certains, m'ont révoltée. Où va le monde, que fait-on de nous, des relations humaines...
Une fois de plus, je constate... Lundi 17 Septembre 2007 à 21h15 ...que la vie peut être terriblement cruelle. Chaque jour, le destin de personnes qui ont vie bien tranquille est boulversée par un drame, accident, maladie... des gens biens, des gens qui n'ont jamais rien demandé à personne. Aujourd'hui, une connaissance a appris qu'elle était malade, quel choc, toutes les paroles sont vaines pour essayer de soulager la douleur morale que provoque une telle révélation. C'est la première fois qu'une personne aussi proche de moi est touchée par une maladie grave, l'impuissance et l'injustice que l'on ressent sont indescriptibles. Toute cette histoire m'a vraiment remuée, au-delà de ce que je pouvais penser. Quand j'y repense, j'ai presque les larmes aux yeux. En tous cas, si elle veut de mon aide, j'ai décidé d'aider cette personne autant que possible. Non pas par sens du devoir mais plutôt parceque je le ressens comme ça, il faut que je le fasse, c'est quelqu'un de bien et aujourd'huin on aide trop peu les gens. L'égoïsme et l'indifférence que j'ai pu constater de la part de certains, m'ont révoltée. Où va le monde, que fait-on de nous, des relations humaines...
Avoir le melon... Dimanche 14 Octobre 2007 à 12h28 ...est une caractéristique propre à ma famille. Lors de notre dernière réunion de famille, je constate avec un certain effroi pour mon propre cas, que les réussites personnelles et professionnelles pleuvent dans la famille. Et moi, qu'est ce que je fous là??? Bien sûr, il faut compter que j'ai au moins 10ans de moins minimum que ces supers-cerveaux. Néanmoins, toutes ces réussites et surtout cet étalage qui me donne presque la nausées tellement il n'est pas humble, me renvoie au vide intersidéral de ma vie perso, aux doutes et à la petitesse de ma vie professionnelle. Même si on ne me dévalorise jamais directement, je sens un malaise en moi. Non pas que j'aimerai leur ressembler, grand dieu non, loin de moi cette idée mais surtout que j'aspire à trouver mon bonheur à moi, celui qui sans que je le mentionne me rendra rayonnante, celui qui me comblera, celui qui apaisera mes questions incessantes. Ce que l'on a le plus noter à mon égard, c'est que oui malgré mon grand âge, je garde la ligne, je suis plutôt mignonne et que j'ai un style bien à moi. Bon, cela est positif me direz-vous? Bien sûr, je me dis toujours que en plus de tout si j'étais moche mon cas serait plus que désespéré. Mais bon, au final, je suis migonne la belle affaire! Cela ne m'apporte rien, ça n'est d'ailleurs pas une chose dont je suis grandement consciente. Admettons que je sois réellement jolie, on ne peut pas dire que cela apporte quelquechose de plus dans ma vie, je n'ai pas un super job grâce à mon physique (ce qui en plus serait purement injuste) et je n'ai pas de mec non plus et je ne peux pas dire que les déclarations afflues. Je ne sais que penser de cet état de fait et de ma vie que j'estime pour le moment désespérement vide de sens. Le point positif après une telle soirée est que je suis contente de ma simplicité dans ma manière d'être. Peu de gens qui réussissent gardent les pieds sur terre et savent aborder le commun des mortels sans prendre le melon, chose que j'en suis persuadée, si mon avenir me sourit enfin, je ne ferai au grand jamais.
Aie Aie Aie, comment me sortir... Mardi 16 Octobre 2007 à 22h41 ...de cette ridicule obession que j'ai pour lui. Ca va maintenant faire 6mois qu'on ne s'est pas vu et j'en suis encore accroc. Un peu moins ceci dit, j'ai fini de saouler famille et mes rares amies avec mon désespoir et mon surtout vain espoir de le voir se réveiller un jour et venir me chercher sur son cheval blanc. Je ne m'explique pas le fait de penser à lui, au moins, chaque soir et matin. D'entendre une chanson qui lui plait et de me remémorer des moments que nous avons passés ensemble. J'ai l'impression d'être une gamine de 15ans, s'accrochant à une image, à quelqu'un qu'elle ne connait en réalité pas vraiment. C'était une histoire de dingue et tout aurait du m'indiquer que ça ne pouvait marcher. C'était sans compter sur ma naïveté et ma foi en la nature humaine. Pour moi, même les cas les plus désepéré ont une chance de changer. Donc, au fond de moi j'attendais le moment où il allait m'annoncer que finalement il ne voulait pas du célibat et que son coeur ne battait que pour mes beaux yeux. Ce moment n'est pas arrivé et n'arrivera jamais (la j'avais envie de noter probablement, je m'accroche, je m'accroche). Je sais que seul le temps pansera mes blessures, je ne lutte plus c'est inutile. Néanmoins, j'espère de tout coeur que cela ne sera pas trop long et que je pourrais enfin me rappeler des nos moments heureux sans en souffir.
Je sui fière... Mercredi 17 Octobre 2007 à 22h25 ...de moi. Ca change un peu tiens! Et oui malgré le fait que je juge toujours ma vie insignifiante, j'ai décidé de m'en satisfaire quelques temps et surtout de profiter des petits plaisirs que je peux m'offrir durant ce creux de vague. Pour commencer, grande nouvelle et grand challenge remporté, je me suis remise au sport!!! Enfin, du sport, le yoga, certains diront que ça n'en est pas un, mais quelle qu'en soit la considération des autres ça m'est égal, je me bouge, je me tords et m'assouplit et surtout je sors de chez moi et me change les idées. Au final, je suis très contente d'y être retournée, même si sur place je râle toujours un peu, qu'une gentille mamy ne m'épargne pas ses flatulences, que j'aie l'impression de me détruire le dos, que je supporte les blagues lourdes de mes "collègues"... ça me fait du bien. Donc, j'ai pris mon abonnement allez on se motive! Et d'ici peu ça sera vive les abdos, la souplesse et la fermeté (un peu exagéré mais il faut que je me motive). Bien que je n'accroche pas vraiment à tous ces trucs spirituels, je pense que cela me fait du bien à l'esprit. Durant une heure trente, je suis concentrée et détendue, c'est au moins ça de pris. Bonne résolution, je vais m'y tenir, je suis motivée et contente de moi!
Car il faut bien vivre... Jeudi 18 Octobre 2007 à 21h03 ...et non pas aux dépends de la société, je travaille. Et quel travail! Purement alimentaire serais-je tentée de dire. Bien que dans mon cas, ça ne soit pas encore exactement le terme qui convienne. Bref... Tous les jours debout aux aurores pour retrouver mon fantastique bureau ou se cotoient "joyeusement" 6 personnes. Vive l'intimité, impossible de vérifier si le petit point rouge du matin n'est pas devenu une horrible pustule, impossible de passer un coup de fil perso si l'on n'a pas l'habitude de parler comme dans un confessionnal, j'en passe et des meilleures...mais surtout défi surprême comment feindre habilement de travailler alors qu'une horde de travailleurs forcenés et suspicieux vous entourent?! Et oui, car j'attends, presque avec désespoir que mes journées soient quelque peu palpitantes. Pour trouver un travail administratif quelque peu palpitant et un peu motivant il faut y aller je sais (mais ça existe, j'ai connu ça!), mais ici, qu'il m'aie engagée frôle l'incompréhension. Outre le fait que mes tâches se résument à deux conneries monumentales pour lesquelles je ne pense pas qu'un quelconque diplôme soit nécessaire, l'inaction est la caractéristique la plus flagrante de ma job description. En résumé, je m'emmerde royalement au boulot ce qui en fait des journées interminables, difficile à combler et surtout difficile de cacher cette inaction flagrante. Pour completer ce tableau idyllique, mes collègues de travail ou les gais lurons en folie. Calmez-vous, calmez-vous mon Dieu! Le sérieux, la lourdeur, l'impression d'irremplaçabilité (pas sure que ça existe ce mot) de ceux qui m'entourent est irritante. Entre le tortionnaire et le petit roquet, c'est un spectacle dont on se lasse assez rapidement et qui donne accessoirement des envies de violences pures. Heureusement, ce job ne représente absolument rien pour moi, les objectifs, développer le social du groupe, je m'en tape royalement. Ce job c'est un pis-aller, je n'ai pas le courage de chercher autre chose et de plus qui sait ce que je renconterai ailleurs comme envirronnement hostile et une fois de plus pervertit par la connerie. Je vis donc ma vie tranquillement, fais mon travail correctement (malgré tout j'ai de la conscience professionnelle) et ai quand même la chance de m'entendre avec quelques personnes avec qui je peux passer la sacro-sainte pause-café (8min et 24 sec chronometrées aussi non vous êtes victime des regards accusateurs des membre de votre charmant bureau pas du tout personnel). Alors pourquoi rester dans cet ambiance qui à l'air plutôt désagréable et peu valorisante? He bien, je sais que je ne peux rien changer avant l'année prochaine, pas de formations intéressantes, pas de candi à poser pour des stages dans mon pays d'adoption, donc je reste profite des mes avantages et surtout fais mon petit bonhomme de chemin hors du bureau! Je prends les choses avec un détachement qui me ressemble peu, ce qui en soit est un exploit. Néanmoins, j'attends avec impatience le jour où je me planterai dans le bureau de mon chef pour lui annoncer ma démission!
Maintenant, je hais encore plus... Jeudi 18 Octobre 2007 à 21h21 ...les chain mails! A la base je pense que ce sont de réelles conneries mais bon quand c'est encore un truc mignon ou marrant, c'est chiant et lourd mais ça passe. Mais là, j'ai reçu le chain mail ultime, celui qui te fout le moral à zéro et te fait limite peur si tu es quelque peu supersitieuse. Quel est donc ce fameux chain mail, un chain mail donc sur les bienfaits du sexe. Bienfaits dont je ne bénéficie pas car mon activité sexuelle est légèrement en berne depuis quelques temps. Moralité, mon teint est terne, ma joie de vie réduite de moitié, mon corps probablement un peu flasque et peu en forme, et moins j'en fais moins je donne envie... mais comme c'est positif et rassurant tout ça! Et pour couronner le tout, le chain mail vous menace, logique aussi non ça ne serait pas un vrai chain mail: "si vous n'envoyez pas ce mail à 15 personnes vos organes génitaux vont se putréfier et plus jamais vous n'aurez de relations sexuelles"...charmant. Moi qui étais au bord du gouffre et doutais de jamais avoir encore l'opportunité de goûter aux plaisirs de la chaire, et même si je ne crois pas à ce genre d'énormité, j'ai été choquée. Et si les chain mails étaient vrais, et si je l'envoyais à 15 personnes pour voir si dans les 4jours, hop à la casserole... Ridicule mais cependant cela a furtivement traversé mon esprit dérangé je dois bien l'admettre pour le coup. Au passage je remercie la gentille copine qui me l'a envoyé et qui est au fait de la disette dont je suis victime!
En ce moment... Mercredi 31 Octobre 2007 à 23h21 ...l'inspiration me manque et je ne trouve pas les mots ni même l'envie d'écrire dans mon journal. Non pas que je n'aie rien à raconter mais plutôt que je fais un pause pour revenir bientôt j'espère.
Un grand vide... Dimanche 4 Novembre 2007 à 17h25 ...je ressens un grand vide. Je viens de conduire à la gare une amie très chère. Nous avons passé vraiment de chouettes moments même si le temps était gris et voilé. Depuis quelques week-end, je bouge sans cesse et du coup quand je me pose le dimanche soir avant de retrouver le quotidien du boulot et de ma semaine, je déprime quelques peu et me sens vide, ressent un manque énorme, j'ai un pincement au coeur car ma vie au quoditien n'est pas réellement à la hauteur de mon idéal. J'attends avec impatience la prochaine visite ou prochain "voyage". Cependant, les moments que je peux partager avec mes amis ici ou à l'étranger me font dire que j'ai de la chance, que je suis vivante, que je profite comme beaucoup n'en ont pas l'occasion. La "seule" chose qu'il me manque pour illuminer ma vie serait un amoureux bien sur, que E. se réveille, que je recontre un charmant jeune homme, que qqn me prenne dans ses bras tendrement. Mon manque d'affection est le plus cruel vide en ce moment et quand je me retrouver "seule" chez moi, cela me renvoie à ce triste état de fait. Enfin, je profite non en attendant mais avec une petite flamme au fond de moi qui malgré tout y croit un peu.
Je viens de voir furtivement... Lundi 5 Novembre 2007 à 23h12 ...que ma soeur cherchait un appartement. Je lui souhaite vraiment et pour notre relation fraternelle d'en trouver un et qu'elle quitte enfin le domicile familiale, qu'elle déserte de toute façon la plupart du temps. Ma soeur avec qui j'entretenais des relations proches et privilégiées, et qui aujourd'hui me parait si loin, si peu au courant des évenements de ma vie et des choses qui remuent ma petite âme tourmentée. Elle qui avant savait quasiment tout et avec qui j'entretiens des liens complice, époque révolue aujourd'hui. Tout s'est dégradé tellement rapidement que j'ai parfois du mal à comprendre comment nous sommes arrivées à avoir finalement une relation courtoise sans plus. On se parle, se pose quelques questions, mais nos soucis, les points importants et les détails futiles aussi (qu'on n'aborde jamais avec des gens qui ne sont pas de confiance), on les évite, on les bannit inconsciemment de nos conversations. Il faut dire qu'elle a plus important à penser et dans sa vie maintenant: un homme. Ma foi, je suis bien contente pour elle et de la voir si épanouie dans sa relation néanmoins je souffre que cela soit au détriment de notre relation de soeurs. Que ceux qui pensent alors "jalousie" se détrompent. Ce qui me peine c'est le choc du changement de situation entre nous, avant si proche, on faisait des tas de trucs ensemble, on riait pour un rien. Maintenant chaque instant libre est consacré à l'épanouissement de son amour et à l'admiration de son bien-aimé. Si un "trou" se trouve dans son agenda et son loulou n'est pas libre, alors peut être pourrons-nous passer quelques moments. Mais ces moments sont pour moi empreints d'une gêne inconnue auparavant, d'une méfiance de part et d'autre. Il est vrai que je lui en veux un peu de me voir reléguée au rôle de bouche-trou et mon sale caractère n'arrange pas bien l'affaire. Elle se sentant un peu dans son tord et redoutant mes réactions (bon ça va je suis pas un monstre) n'ose plus me parler sincèrement et simplement (c'est elle qui le dit). Donc au jour d'aujourd'hui, je ne sais que faire de nous, et du souvenir de notre lien si fort. Je vis la situation sans pour autant l'accepter totalement mais rien ne sert de se "battre" contre sa tendre moitié pour avoir moi aussi un petite place dans son coeur. De sa petite soeur adorée, je ne suis plus que l'emmerdeuse qui veut la voir de temps en temps et le lui reproche...quel malaise. C'est pourquoi j'espère qu'elle va déménager, ainsi ne vivant plus sous le même toit que moi, ça sera différent et la situation plus claire. Elle ne me verra plus tous les jours, on se verra car on en a envie, on se manquera plus et je l'espère notre relation redeviendra saine et bien que différente d'avant surement meilleure!
Futile... Dimanche 11 Novembre 2007 à 0h00 ...mais utile. Et oui, le shopping pur et sans nécessité, est à priori une activité futile. Pour moi elle revêt bien plus que cet aspect strictement superfiel. C'est une bouffée d'air, un plus, un bien-être quand je trouve "la" pièce qui me fera un chouette look. Je me sens toute légère, heureuse de mes achats et impatiente de le tester dans le "monde". Rien de mieux qu'un shopping fructueux pour avoir meilleur moral et laisser ses petits ou grands soucis de côté. Aujourd'hui, je me suis donc livrée à une séance intensive qui s'est avérée plus que satisfaisante. J'ai donc la patate! Vive les activités d'apparence futiles pour se remonter, mieux vivre et surtout profiter de la vie!
Pour tenter de trouver ma voie... Dimanche 18 Novembre 2007 à 21h42 ...je refuse un contrat. Et oui, la semaine passée, j'ai réunion avec mon chef pour notre entretien mensuel: comment se passe le boulot, comment je me sens dans le département... Et voila que moi lui faisant clairement comprendre que je ne veux aucunement être engagée (je suis interimaire), il me regarde avec désarroi car justement il voulait me proposer un contrat. Un contrat qui selon moi m'empêchera de poursuivre ce que je veux ou du moins tenter de savoir si ce que je souhaite est vraiment fait pour moi. Je refuse donc...la majorité de mon entourage me croit folle. C'est vrai, je ne veux pas d'une bonne place, qui peut être me permettra d'évoluer, peut être m'apportera qqch de positif, peut être et encore peut être... Je vois tellement de gens autour de moi qui semblent avoir tout pour être heureux: famille, boulot, amour...mais qui au final ne sont pas satisfaits, regrettent de ne pas avoir poursuivi un rêve ou tenté une voie moins conventionnelle. Des gens qui s'estiment trop vieux pour changer et qui littéralement subissent leur vie. Je ne veux pas de ça, quitte à me tromper et à revenir, quitte à être déçue... au moins j'aurais essayer, je me serais donnée à fond, je n'aurais pas céder à la facilité. Plus que quelques semaines de travail dans cette boîte, on verra ou ça mène et comment je me débrouillerai après. Mais, malgré une légère angoisse, je suis certaine de moi et de ma décision.
Je tiens le coup... Jeudi 22 Novembre 2007 à 21h51 ...ce constat peut paraitre pathétique mais je n'ai plus écrit à E. alors que j'en meure d'envie depuis 10jours maintenant. J'espère qu'en attendant un peu et en étant moins régulière dans mes écrits cela lui manque mais je doute de l'efficacité du plan. Après ces quelques jours, je n'ai toujours aucune nouvelle. Il faut bien que je me résolve à ce qui a toujours été, c'est-à-dire qu'il s'en fout et qu'on ne se reverra jamais. Je pense toujours à lui comme souvent matin et soir, je rêve de lui, de ses bras, de sa chaleur. Je ne sais vraiment pas comment le faire sortir de ma tête pourtant j'aimerai vraiment me sentir libre par rapport à ça, par rapport à lui.
Foutue... Samedi 24 Novembre 2007 à 0h11 ...connexion internet. J'avais un écrit plutôt pas mal, du moins j'en étais contente et voila que ma connexion me lache. Pas le courage de le retaper. Bon tant pis, c'est que cela n'était pas l'écrit du siècle.
Les conceptions de la vie... Samedi 24 Novembre 2007 à 23h08 ...des autres me parait quelquefois sidérante. Non pas que je ne respecte pas leur choix de vie mais plutôt que ces personnes à tendance bisounours ne comprenent pas des choix différents de leur schéma. C'est vrai ne pas être focalisé sur le mariage, avoir des enfants, trouver un job pepère et pas trop mal payé...bizarre bizarre, pourquoi se compliquer la vie, pourquoi poursuivre un idéal différent. Etant en pleine remise en question,chose plutôt constante chez moi je sais mais cette fois due aux événements récent,c'est plus intense (le contrat que je ne veux pas), je ressasse une remarque que ma collègue m'a faite hier. Elle répond au cliché de la famille heureuse/pas heureuse, au premier abord le bonheur parfait: enfants (dont nous connaissons les moindres tribulations, de l'essuyage de mouflettes en passant par le décalotage, au dernières photos diffusées en masses), compagnon, grande maison (gigantesque même dans son cas), hobbies passionants... alors qu'en fait tout ça paraît être chaos total où l'obligation semble plus avoir sa place que le plaisir et la satisfaction. Bref...
Me voila en train de lui expliquer mes reflexions intenses et surtout mes aspirations bien que floues. Je sais que je veux être heureuse, non je ne veux pas d'un boulot merdique, oui j'aimerai un boulot qui me permette d'apprendre et de m'épanouir. Réponse de l'interessée, "ben oui, toi c'est normal que tu aies des aspirations professionnelles, nous (sous-entendus mères de famille bisounours casée fière de l'être) on n'a bien d'autres choses à penser". Non, non et non...je ne suis pas d'accord. Il est vrai que pour le moment le vide intersidéral de ma vie sentimentale pourrait pousser certains à croire que je cherche un exutoire au travail. Heu...non. Je ne vois pas en quoi avoir un mec et une famille empêcherait d'avoir un boulot un tant soit peu intéressant. Admettons, théorie complètement folle en ce moment, que je rencontre mon prince pas si charmant, je refuse quand même mon contrat. Je ne vais pas passer 38h de ma semaine à faire un boulot que j'estime merdique pour avoir "une place", "une stabilité" qui nous permette de construire notre vie ensemble mais me donnera une humeur de chien. A cette remarque, je me suis arrêtée, ben oui en plus me voila jeté en pleine figure que ma vie est tellement peu riche d'êtres humains que le boulot en devient ma priorité. Du coup, malgré moi, mon cerveau y pense à cette remarque. Il se dit que bien sur je veux poursuivre mes buts professionnels encore peu déterminés mais aussi que oui ma vie est vide, que je connais peu de gens et que je n'en vois pas l'issue positive. Ce type de réflexion ne devrait pas m'atteindre car son idéal de vie (bien que légèrement foireux dans son cas au vu du résultat) n'est pas le mien. Mais je déteste me sentir pointée du doigts par mes visions anti-bisounours et pro-mon-équilibre-je-veux-le trouver-dans-tous-les-domaines-de-ma-vie (boulot compris!!!) et surtout parceque je n'ai pas (encore?) ma famille à moi. Je ne rentre pas, malgré moi bien malgré moi, dans le schéma classique et je ne vois pas ce que cherchent ceux qui me foutent le nez dans mon caca!
Dimanche... Dimanche 25 Novembre 2007 à 22h51 ...qui pue. Un autre...enfin un dimanche normal. Réveillée tôt, levée tard. A quoi bon se lever si de toute façon je me morfonds dans mon divan et de plus devant subir les exigences supérieures (c'est à dire mes parents). Donc je reste bien sagement à me prélasser dans mon lit bien confortable. Ensuite, debout et là prise de tête mais que vais-je faire de cette journée détestable ou tout est fermé, tout le monde reste peletonné chez soi et où il pleut sans discontinuer ce qui ne donne pas une franche envie de mettre le bout de son nez dehors. De plus, en bonne petite Belge que je suis, je suis passée maître dans l'art du cocooning et du "rien faire". Je reste alors tranquille chez moi et après les tâches habituelles du dimanche (repassage et nettoyage), he bien on se regarde un petit film ou deux...et bien sur le roi internet n'est jamais exclu de ces dimanches pourris. Pas si terrible comme dimanche penseront certains mais j'ai toujours une impression de malaise le matin avant de m'extirper de ma torpeur, une sensation étrange que j'ai du mal à définir. Je ne comprends ce vide qui s'insinue chaque dimanche matin car finalement je pense que pour peu de gens les dimanches se révèlent passionants et plein d'activités.
Epreuve de la mini... Mardi 27 Novembre 2007 à 19h39 ...réussie. Pour la première fois, j'ai été bosser en mini-jupe. Qu'il-y-a-t-il de si terrible penserons certains...Pour moi c'était une réelle épreuve que j'ai réussie avec succès. Je suis jeune et plutôt bien de ma personne et en voyant d'autres femmes assumer leur féminité et profiter de celle-ci pour se faire jolies, je me suis dit que moi aussi je pouvais en profiter. Je devais en profiter car si je ne le fais pas maintenant je ne le ferai jamais. Et puis c'était surtout une façon de surmonter mes complexes. Bien qu'étant plutôt pas mal, j'ai tout ce qu'il faut la où il faut (dixit ma grand-mère), je suis néanmoins hyper complexée de ma personne. Le pourquoi reste un mystère...quand je pense à la chirurgie et ce que je me ferai refaire si j'en avais l'occasion, je ne vois rien, rien à changer, je n'en ai pas envie et l'idée ne m'effleure même pas. Pourtant, je ne m'aime pas, je suis embarrassé par mon corps et j'ai du mal à le mettre en valeur. Me voila donc prenant mon courage à deux mains et après mure réflexion sur quoi combiner à la jupe, partant au travail, le stress me gagnant peu à peu. Une fois arrivée, me voila je cotoie le monde, j'affronte les regards (surtout masculins, aie aie aie). Je surmonte la gêne peu à peu, les regards de haut en bas à mon passage, la remontée de ma jupe quand je m'assieds... Drame de la journée :-), une feuille tombe au sol, que faire??? surement pas me pencher en avant au risque d'exhiber mes dessous, je ruse donc pour m'abaisser tout en me préservant des regards qui m'entourent, réussite au rendez-vous. Beaucoup de stress pour une broutille, peut être...tout ne s'explique pas et le problème que j'avais mon manque de confiance n'est certes pas guéri mais va mieux. L'épreuve de la mini sous des airs anodins m'a fait le plus grand bien car j'ai survécu et surtout je recommencerai!
Craqué... Mercredi 28 Novembre 2007 à 21h53 ...j'ai craqué. Je savais que je ne tiendrais pas longtemps. Dimanche dans un moment de faiblesse, j'ai écrit un long, hyper long mail à E. Mi-honteuse, mi-soulagée, j'ai cliqué sur "envoyer" et le méfait était réalisé. Aujourd'hui, je ne me sens pas plus ni moins mal, j'attends sa réponse avec quelque peu d'impatience évidemment mais pas d'énervement (je m'améliore). Enfin, cela fait quatre jours et toujours pas un signe de vie de sa part. Reste à voir combien de temps je tiendrai sans lui envoyer un message sur son portable pour lui "rappeler" que j'existe. Je dois à tout prix me retenir de le faire car je lui ai plus ou moins promis que je ne le rappelerais plus à l'ordre. C'est très difficile, néanmoins, je prends de plus en plus conscience du mal que je me fais et surtout que je dois me le sortir de la tête. Reste à savoir comment... J'imagine encore les scénarios les plus fous: un dimanche moi en jogging tranquille, j'entends retentir la sonette et en ouvrant la porte, c'est lui, tendre et aimant qui fait un aller-retour pour passer la nuit avec moi, me déclarer son amour et organiser notre futur. Scénario similaire au travail, il débarque par surprise... il m'aime. Je pense à lui matin et soir, cela vire à l'obsession et je ne sais pas comment m'en débarrasser bien qu'étant consciente que ca sera pour le mieux pour moi. J'aimerai tellement trouver LA solution, LE remède...
Bientôt arrive la fin d'année... Jeudi 29 Novembre 2007 à 22h48 ...et son cortège de réjouissances. Soucis majeur me concernant, que vais-je faire pour le réveillon de nouvel an. Par tradition, la Noël se fête en famille, pas de quoi se prendre la tête, comme je suis célibataire, c'est vite réglé. Mais le nouvel an, ça se fête, on sort, on marque le coup..."on" et pas moi. N'ayant pas d'amis guindalleurs, il m'est difficile de trouver compagnie pour passer une nuit de folie. Comme chaque année donc quelques semaines avant L'événement me voila en proie à d'affreuses visions: moi dans mon salon avec mes parents en train de regarder la soirée de réveillon sur TF1...pathétique prespective qui enleverait presque l'envie de vivre. Mais ce soir, oh surprise, une amie (c'est un bien grand mot mais au vu de sa proposition elle mérite amplement ce titre), me propose de passer le nouvel an avec elle à l'étranger! Et pas n'importe où dans mon pays chéri et adoré qui me manque tant! Je n'y crois pas, le prix des vols est raisonnable, tout est parfait pour que j'y aille! Je rêve! Rien n'est encore concrètement fait car elle doit encore me confirmer les dates. J'ai hâte qu'elle me confirme tout ça pour que je puisse avoir mes tickets en main! Quel réveillon inoubliable cela sera! Certains diront que c'est juste une date, du marketing...c'est peut être vrai mais comme je le constate c'est aussi l'occasion de se raprocher, de vivre des choses exceptionnelles, d'avoir l'opportunité de changer d'air... Bientôt, j'espère pouvoir crier vive le nouvel an!!!!
Est-ce qu'on... Dimanche 2 Décembre 2007 à 0h16 ...nous oublie? Je veux dire est-ce que les personnes de qui nous avons été proche, ne fut-ce que peu de temps finissent par nous oublier? Pour ma part, je sais que quiconque a été dans mon coeur, a retenu mon attention et surtout a fait couler mes larmes reste(ra) dans mon coeur. Mais en est-il de même pour les autres? En sera-t-il de même pour E.? Si je le laisse, s'il ne me donne finalement plus de nouvelles, est-ce que cela sera parcequ'il m'a oubliée, parcequ'il aura tiré un trait sur notre histoire? Une histoire certes courte mais forte, riche en émotions...Il m'a dit un jour qu'il ne pourrait jamais m'oublier, puis-je le croire...? Le pire pour moi serait qu'il m'oublie, oublie ce qu'il s'est passé entre nous. Bien sur je suis bien consciente qu'il ne pense pas à moi comme je pense à lui (c'est à dire dès que j'ai l'esprit libre) mais je souhaite de tout mon coeur que de temps il se rappelle de moi, je lui manque, qu'il aimerait être pres de moi... En général, se rappelle-t-on des personnes qui sont passées dans notre vie? N'étant pas une experte en la matière, je me pose la question, n'ayant pas énormément d'expérience et de conquêtes à me souvenir (ou à oublier), je ne me rends pas compte et m'interroge...
Je prends mon destin... Dimanche 2 Décembre 2007 à 22h10 ...en main. Je n'en peux plus d'attendre, attendre quelquechose de meilleur, attendre une formation qui peut être m'ouvrira de nouvelles portes, une opportunité inattendue, un heureux hasard... Ma vie ici me paraît un peu terne, sans attrait, fade et terriblement sédentaire la plupart du temps (dieu merci j'ai mes petites escapades de temps en temps). Alors plutôt que de reporter comme je le fais depuis quelques temps, ma recherche d'un emploi dans mon pays d'adoption, aujourd'hui, je me suis lancée. Je suis bien consciente que cela va prendre du temps et que les candidatures que j'ai envoyées resteront probablement sans réponse mais c'est un début. Le premier pas est fait et je vais continuer et perséverer, s'il faut même je rendrai sur place pour rendre mes recherches plus efficaces. On verra ce que cela donne mais pour le moment la motivation et la confiance m'animent! Je croise les doigts pour que des résultats suivent! J'y crois, j'y crois!!!!!
"Tu dois prendre une décision... Jeudi 6 Décembre 2007 à 23h21 ...en fonction de ta vie personnelle", me conseilla gentillement un collègue après que je lui aie exposé mes tergiversations concernant mon devenir professionnel. Que faire quand dans mon cas on n'a pas de vie personnelle??? Je n'ai malheureusement de place dans le coeur de personne et plus le temps passe plus je me sens seule et j'ai l'impression que la situation n'est pas prête de s'arranger. Je ne suis pas encore désespérée, pas encore... Mais pour le moment, je me sens désespérement seule, je sais que cela n'attire pas mais j'ose espérer que cela ne se voit pas. De toute façon que cela se voit ou pas, c'est la même chose, je n'ai jamais été LA fille qui fait tout le monde se retourner, la fille que tout le monde veut. Je n'ai pas de succès, je ne suis pas très attirante bien que pourtant bien de ma personne, prenant soin de moi et cachant mon désarroi la plupart du temps. Merci la vie...pour le moment je la trouve franchement injuste (outre bien sur toute la misère du monde mais c'est un autre sujet et aujourd'hui je me centre sur moi-même). Je ne comprends pas pourquoi moi, qu'est-ce que je peux avoir fait ici ou dans une vie antérieure pour être maudite en amour. Certaines personnes tout aussi timide que moi, ayant le même profil que moi, trouve, si pas le grand amour du premier coup, des amours plus ou moins grands, vivent des expériences plus ou moins décevantes mais au moins vivent et découvrent, ressentent, vibrent. La plupart du temps je ne ressens que triste, espoir vain et désespoir encore plus grand. Et donc j'ai du mal à me voir avancer dans la vie sans personne à mes côtés, un coup de pouce pour prendre mes décisions, une épaule pour me reposer...je suis lasse et triste. Je me sens trop libre.
Trop libre... Mardi 11 Décembre 2007 à 19h49 ...sans contraintes, sans attaches particulières...pas une chance, aucun indice en vue pour me guider sur LA ou LES décision(s) à prendre concernant ma vie, un vide immense, un sentiment d'abandon et de désarroi profond.
Noël... Dimanche 16 Décembre 2007 à 22h10 ...et son cortège de réjouissances approchent! Bien sur la fête est aussi teintée de petits tracas, la vie ne s'arrête pas mais me paraît durant cette période un peu plus légère, plus enjoué. Il fait froid, le temps est rude et n'est pas pour nous donner le sourire. Néanmoins, l'idée d'offrir des cadeaux à ceux qu'on aime, bien manger et bien boire met du beaume au coeur! En plus, je suis en vacances. Et oui après quatre mois de boulot avec un jour par-ci par-là, je vais enfin avoir une semaine complète de congés! Bonheur total: ne plus voir les collègues, ne plus entendre leurs histoires de mioches dès qu'elles ne savent plus quoi dire, ne plus glander en feignant de travailler (très très dur ça, je vous jure!), dormir tard plus de deux jours d'affilée...mes parents au boulot et donc la maison toute pour moi deux jours durant! Je vais pouvoir me lever à l'heure que je veux, regarder les conneries que je veux à la télé, écouter la musique que j'aime à fond...bref profiter et me retrouver!
Enfin... Samedi 22 Décembre 2007 à 23h37 ...en vacances. Repos bien mérité, ces dernières semaines ont été rudes pour mon petit cerveau. J'aime d'ailleurs à dire que j'aimerais être congelée un ou deux pour dire de tout mettre au repos et que même mon cerveau et ses incessantes questions soient un peu en veillleuse. Au vu de l'impossibilité technique de réaliser mon souhait pas de repos cérébral donc mais vacances et donc déstress et liberté pour 10jours. A moi le bonheur de se lever plus tard plus de deux jours d'affilée, de regarder des conneries à la télé, de goûter aux plats "tests", de flaner, de prendre mon temps à des futilités... Et bien sur au milieu de tout ça les fêtes avec à la clé, cadeaux, bonnes bouffes, bonnes bouteilles, bonne ambiance et un petit voyage à l'étranger, que demander de plus!!!! Toute cette ambiance particulière ne me fait pas oublier les objectifs que je me suis fixés et qui deviendront de bonnes résolutions pour l'année nouvelle (il faudra que j'établisse une liste). Je vais bien terminer l'année pour bien commencer la suivante, ou du moins je le pense, vive la méthode Coué, on y croit, on y croit!
Pas encore... Jeudi 27 Décembre 2007 à 2h02 ...couchée et traumatisme remontant à l'enfance, je culpabilise un peu. Néanmoins, Morphée ne m'appelle pas encore à elle, rien à faire, il faut que je m'occupe plutôt que d'attendre vainement le sommeil. En même temps, demain, je peux me permettre un grasse matinée sans culpabilisation aucune (encore celle-là qui revient). Vivant encore chez mes parents, je me dois de respecter leur façon de vivre, et pour eux se lever tard est à la limite du crime. Vous vous levez à 11h00, des regards peu avenants et des reproches plus ou moins sous-entendus vous accueillent. Se lever si tard est un perte de temps, alors qu'au contraire se lever tôt mais se planter devant la télé le reste de la journée est tout a fait honorable...va comprendre! Donc ado et ensuite jusqu'à mes 21ans (âge de mon indépendance financière), he bien pas de grass'mat', appel général vers 9h00, rappel vers 9h05 et ainsi de suite jusqu'à 9h30 heure de l'excès total où l'on se retrouve traité de paillasse...il y a de quoi être traumatisé. Etant majeure et vaccinée mais vivant toujours sous leur toit, une once de remords et de gêne est toujours présente lorsque mon réveil se fait après l'heure fatidique de 9h30. Je savoure donc déjà la journée de demain où seule à la maison, je vais pouvoir me lever, flaner, prendre mon temps tout en ayant l'esprit tranquille. Viendra juste la question du "à quelle heure tu t'es levée"? mais ça je peux encore gentillement cacher la vérité, pas besoin de faire souffrir pour mes incivilités matinales.
Moi-même... Jeudi 27 Décembre 2007 à 19h52 ...je me pose des questions sur mon comportement alors il est certain que lui de son côté doit se dire que j'ai un réel problème psy. Par lui, je veux dire E. On en est aux contacts par dose homéopathique. Moi dans ma logique débile, déjà je lui envoie un carte pour la Noël alors que ça fait qql semaines que je n'ai plus de news, première erreur. Et la goutte, la chose qui fera que définitivement il me trouvera folle à lier et ne voudra plus entendre parler de moi, je lui demande de me prêter son appart'. Il vit pile là ou je cherche et être sur place serait bien plus facile pour moi donc forte des encouragements des copines, je lui envoie ce fameux mail lui demandant simplement de me loger qql semaines (après il l'utilise pas ce fameux appart'). Pour couronner le tout, je lui envoie un texto dévastateur: "je t'ai envoyé un mail c'est important pour moi tu pourrais y jeter un oeil". Horreur, j'en reviens toujours pas d'avoir fait ça, il va me detester et ne plus jamais vouloir avoir de contacts avec moi (bon d'un côté ça peut être hyper positif mais ça m'angoisse quand même). J'insiste lourdement pour une chose débile et plus que déplacée. J'en reviens pas d'avoir fait ça, j'étais pourtant pas bourée...mais qu'est ce qui m'a pris. 48h plus tard prise de conscience que vraiment la technologie et les moyens de communication nous pousse à agir plus dans la précipitation et à faire de belles conneries... D'ou après réflexion, re-texto pour lui dire que je suis désolée que j'étais prise dans l'effervescence du moment et que le mail est loin d'être urgent et que voila je suis sorry sorry sorry. Mais même envoyé, je sens que j'ai fait un gaffe, j'ai insisté la ou je n'aurais pas dû et vraiment j'ai dépassé les bornes. Je ne sais pas mais au plus j'essaie de renouer avec lui au plus ça m'éloigne de lui et le pire c'est que je dois passer pour une folle ou que sais-je. Je m'en veux, me sens mal maintenant et j'ai avec lui des comportements plus qu'étranges, pas étonnant qu'il me fuie, qu'il ne veuille pas de moi. Faut que j'arrête de lui écrire, j'arrête de lui demander des trucs débiles, j'arrête de ne penser qu'à lui... Tout en étant consciente de cela, je me sens stupide et surtout que je donne l'image d'une fille peu stable...
Quelques temps avant de partir... Vendredi 28 Décembre 2007 à 23h38 ...j'ai la flemme et pas envie d'y aller. Bientôt, je m'envole pour voir une amie et fêter le nouvel an à l'étranger. Bien que cette idée était follement attirante au début, plus j'approche de la date et moins j'ai envie d'y aller. Etrange, étrange...
Finalement... Dimanche 6 Janvier 2008 à 21h21 ...quel dépaysement ce nouvel an et quelle bouffée d'air de partir de chez moi, de sortir, d'aller danser, de boire un verre entre amies! Après un départ quelque peu chaotique, vomir juste après le contrôle de sécurité pas très frais tout ça et surtout les pompiers et le stress du "peut être que vous ne pourrez pas embarquer"...je suis finalement partie me sentant mieux après avoir dévoré un gauffre au chocolat. Arrivée sur place, le soleil me fait plisser les yeux et je me maudis d'avoir oublié mes lunettes de soleil mais quel bonheur d'être la et de profiter du soleil bien que ça ne soit pas chaleur chaleur! S'en sont suivi quatre jours de marche intensive et trois nuits de fêtes avec retour tardif ou matinaux au choix.
Après ces quelques jours de dépaysemen total retour à la réalité, retour au boulot, retour à mes projets.
Je n'occupe mon poste actuel plus que pour un mois, deux tout au plus. Ma recherche à d'emploi à l'étranger devient plus concrète et plus stressante à la fois. C'est un travail de longue haleine et surtout de patience. Je n'en ai pas énormément donc pour moi c'est une vraie épreuve, ça plus, tout le stress des événements à venir, entrer dans une nouvelle entreprise, un nouveau pays, lier connaissance, rechercher un appart', déménager... bref toutes une séries de choses qui sont terriblement stressantes et motivantes à la fois. Il faudrait que j'essaie d'être un peu plus régulière dans mes écrits pour m'y retrouver.
De petits changement... Samedi 12 Janvier 2008 à 17h11 ...pour me sentir mieux. Depuis quelques temps, ma chambre m'insuporte. Pour moi, ce n'est plus qu'un endroit triste, mal arrangé, dans lequel je me retrouve seule dans mon lit avant de retrouver ma journée de boulot le lendemain matin. Même si je ne vais pas y rester encore très longtemps, qu'à cela ne tienne, je décide de prendre la décoration en main (enfin la moitié vu que ma soeur et moi nous partageons la chambre et que chacune son coin). C'est donc avec plaisir que j'ai choisi les couleurs, la déco et que petit à petit tout prend forme. J'ai même réalisé une "oeuvre personnelle" pour paufiner la décoration. Dans deux voire trois semaines maximum tout sera enfin prêt. Quelle joie d'imaginer le résultat et de me dire que je vais enfin retrouver le soir un lieu accueillant et personnel dans lequel je pourrais m'endormir paisiblement. Bizarrement, le bordel de ma chambre me perturbait, reste à voir si ces changements auront aussi une influence sur moi et mon entrain à gagner les bras de morphée.
La flemme... Vendredi 18 Janvier 2008 à 23h50 ...Depuis une semaine, j'ai la flemme, pas dans mon assiette psychologiquement je n'ai d'énergie que pour appuyer sur le bouton de ma télécommande et me gaver de séries "brainless". Outre mon manque cruel de contact sociaux, notre temps ravissant n'est probablement pas étranger à mon état pathétique du moment. Le plus gros problème étant que je cogite trop et que je n'aie personne à qui confier mes doutes, mes peurs, mon manque cruel d'affection... Je constate que les gens se plaignent souvent et moi je ne veux pas le faire, à moins d'être très proche de moi, personne ne peut être au courant de mon désarroi. A quoi cela sert-il? à ce que les gens aient pitié de vous ou vous traite comme une petite chose fragile? Je ne veux pas ça, j'ai ma fierté. De plus, mes sujets d'abattement sont tellement redondants que plus d'un serait soualé après deux ou trois de mes crises. Je choisis donc le sourire et la bonne humeur publique. Mes larmes et coup de blues restent sagement dans ma chambre et ici. Le fait est qu'en ce moment, je constate que je n'ai rien, personne qui m'attend, qui m'aime, qui me désire...pas de job qui me passionne, pas d'amis que je vois souvent...ma vie est vide et le pire est que je n'ai même pas l'énergie de la combler en ce moment. Mon projet de partir à l'étranger est bien sur toujours d'actualité mais maintenant cela me stresse à l'idée de placer trop d'espoirs dans ce départ et ensuite d'être déçue et donc plus fragile, plus faible, plus désespérée face à mon sort. J'aimerai écrire d'autres choses que des lamentations mais en ce moment je n'ai pas le courage. Il faut que je me reprenne...
Les soldes... Dimanche 20 Janvier 2008 à 0h37 ...mauvaise pioche cette année, c'est mon portefeuille qui est soulagé. Pour moi période de soldes rime avec dépensons dépensons et dépensons encore, achetons des choses inutiles ou point ou j'en suis chaque achat soldés ou non n'est plus nécessaires...mais cette année heureusement les soldes ne sont pas à la hauteur. Bien sur, j'ai quand même acheté quelques petits trucs, inutiles, mais qui valaient vraiment le coup et jolis comme tout. Contente de moi et de mes achats. Un seul problème se pose, de plus en plus menaçant: comment arriver à gérer le stockage de mon capital habillage?! En effet, deux garde-robes pleines à craquer ne sont désormais plus suffisantes pour accueillir mes "précieux". La masse est tellement compressée que repasser est devenu une action inutile... La solution, ne plus acheter me direz-vous, que nenni, je refuse de renoncer à ce privilège de femme sans responsabilités, sans enfants et qui peut encore se gâter sans penser aux conséquences à part l'explosion de son armoire. Un triage s'imposerait ou une réorganisation stratégique, demain je m'attelerai à cette tâche d'une haute importance!
La culture... Dimanche 27 Janvier 2008 à 22h59 ...est un luxe. Le prix à payer pour un livre, un ciné, une place de théâtre, un cd... est franchement révoltant. On dit que les jeunes s'intéressent peu à la culture, pas étonnant, avec le prix d'un bouquin, on peut déjà se payer quelques verres. Personnellement, j'adore lire, j'adore le ciné, j'adore la musique...et ça me fait un sacré poids dans mon budget. Je viens d'accrocher à l'excellente trilogie Millenium, j'avais acheté le premier tome pensant que je pourrais me retenir d'acheter le deuxième immédiatement. Je l'ai dévoré et à peine deux petites semaines plus tard, me voila de retour à la librairie pour assouvir ma fièvre littéraire. Heureuse de mon achat mais me sentant terriblement coupable pour mes économies, acheter la trilogie revient à plus de 60euros!!!! J'adore le cinéma et d'autant plus aller voir les films en Vo. Quoi de mieux pour constater vraiment le talent d'un acteur... mais dans ce cas aussi ça douille. Sans parler des artistes musicaux naissants ou confirmés dont je meure d'envie de découvrir les univers. Malheureusement, le budget ne suit pas pour profiter de tout ce que le monde culturel peut nous réserver.
Au secours...!!!! Samedi 2 Février 2008 à 11h36 ...tout se chamboule, mes projets de départ deviennent de plus en plus concrets et j'ai peur, terriblement peur de me planter et que mon aventure ne soit qu'une façon de me hisser plus haut pour retomber ensuite dans une chute qui fera bien mal! J'idéalise un peu ce départ, ce changement de vie, je suis super excitée aussi et ce sentiment prend le dessus vu que je persévère. Néanmoins, ces dernières semaines ont été riches en évènements qui feront que peu être dans moins d'un mois je vivrai sous d'autres latitudes avec tout ce que cela implique. Le plus urgent étant trouver un logement décent! La possibilité que je parte bientôt, je dois me loger là-bas et c'est loin d'être une mince à faire et le plus gros stress actuel. Au pire, j'ai toujours mon bolide mais l'idée folle m'ayant traversé l'esprit, je ne vais pas squatter dans ma voiture quelques temps, il faudra bien que me trouve un truc. Peut être loin de mon boulot et un peu puant au départ mais faudra bien trouver J'ai peur, mais cette peur me fait sentir vivante, me donne l'impression que je ne suis pas victime de ma vie et que je me bouge pour qui sait enfin me sentir bien quelque part. On verra ce que ça donne mais quelle sensations tous ces mélanges d'émotions!
Relisant mes mails... Dimanche 3 Février 2008 à 23h38 ...je constate avec une légère horreur mon comportement complètement puéril mais néanmoins incontrolable envers E. Le fait de le harceler sans arrêt parcequ'il ne m'écrit, de lui demander s'il veut me revoir...bref de tout faire pour qu'il s'éloigne et ne veuille absolument plus de moi. Outre cette constation, mon ego en prend un coup énorme, tout ça pour un type qui au final, bien que me soutenant encore aujourd'hui le contraire, ne veut plus me revoir. Je lui écrit donc un mail lui expliquant mon constat et lui présenter mes excuses et lui dire que je comprends qu'il ne veuille pas me revoir (je lui demande qd même confirmation), que j'aimerai qu'on reparte sur de nouvelles bases car notre échange épistolaire me manque cruellement...bref, ça me coûte de lui écrire ce mail mais j'espère une réponse sincère et claire de sa part qui mettra fin à mes espérances ou du moins les calmera (soyons plus réalistes). Et je me chope quoi comme réponse, un truc vide, inconsistant, il a ressentit la même chose que moi en relisant ses mails (par rapport à moi ou une autre situation mystère) et voila rien de plus. Sur ce, je lui demande d'étoffer un peu plus et que j'aimerai qu'il soit clair sur "lui et moi". Il le fera me répond-t-il... Donc maintenant j'attends, c'est con mais j'aimerai qu'il me signifie que voila je ne vaux rien pour lui, il ne veut plus me revoir et basta à moi de faire mon deuil comme une grande. Je me rends compte que la situation est ridicule, que mon attachement est ridicule mais je n'arrive pas à couper les ponts, écrire ce post me donne les larmes aux yeux et je me sens profondément débile... Je pense à lui trop souvent, aux signes que j'ai cru voir trop souvent, à nos hypothétiques retrouvailles trop souvent... Je suis grave, je m'en veux...mais au fond j'espère encore et encore. Put... mais il a quoi ce mec pour me mettre dans un état pareil et surtout pour ne pas voir qu'une comme moi il est pas prêt d'en retrouver une!!!!
Moi de mon côté, je suis pas contre un autre pour oublier mais là c'est le désert total, pathétique...à part des mecs casés, aucun signes de séduction, aucune drague... je comprends pas, c'est même pas que je fais la difficile, ya rien dans les parages ou alors j'ai vraiment une sale tronche et je m'en rends pas compte ou je pue, va savoir...
La j'en ai marre, je me sens seule, franchement pas désirable et j'ai l'impression que comme mon amie Bridget je vais finir dans un appart dévorée par mes chats (les chiens non merci je suis phobique). Mais il est où ce put... de Marc Darcy???!
Ma copine... Mardi 5 Février 2008 à 22h39 ...Bridget qui me nargue. Zapping et je tombe sur la fin enchanteuse de son histoire et son Marc Darcy, poua poua poua.
J'ai pas une vie... Samedi 9 Février 2008 à 23h28 ...stressante mheu bien sur que non! J'ai pas d'enfants, pas d'attaches (je dis ça pour ne pas utiliser le mot qui me fait déprimer), pas de maison à moi...bref aucune responsabilités selon les mamans bisounours bien pensantes et les "vieux" trentenaires casés avec un tribu de monstres. Bien sur que non, je ne me casse pas le c... pour essayer de changer ma vie et me sortir d'un quotidien que j'estime sans intérêt. Bien sur que non, je ne vais pas prendre l'avion et courrir à l'étranger pour peut être n'obtenir aucun résultats. Bien sur que non je ne me pose pas 30.000 questions sur le pourquoi du comment, sur mes comportements et si ce que j'entreprends pour le moment m'apportera l'équilibre que je cherche. Bien sur que non, je n'espère pas renouer avec E., repartir sur de bonnes bases et ne me casse pas la tête pour savoir comment agir. Bien sur que non, je n'ai pas de problèmes familiaux et ça ne me fait rien que ma soeur ne me parle plus depuis qu'elle a trouvé l'amooouuuurr de sa vie. Bien sur que non, je n'ai pas peur de l'avenir et des changements qui tôt ou tard arriveront dans ma vie. Evidemment, ma vie est un long fleuve tranquille sans questionnement... Pour la majorité des gens, j'ai de la chance et je profite de la vie sans me poser de questions!!! Comment être réduite à rien du tout et votre vie à une futilité quand vous êtes en présence des pros des couches-culottes et disputes conjugales...ça c'est une vie à gérer!
Sauf que moi ma chance, je me la construis, je veux me la donner pour ne pas regretter, pour avoir tenter ce que je voulais au plus profond de moi, pour ne pas me retrouver à 35ans casée avec trois mioches, suivant le schéma traditionnel mais terriblement aigrie par la vie... Néanmoins et contre toutes apparences tout ça est loin d'être de tout repos!
La fête... Lundi 11 Février 2008 à 22h40 ...des namoureux arrive à grands pas. Fête que la majorité des célibataires exècrent au plus haut point! Gnangnantise assurée, coeur boursouflé, overdause de (fausses) preuves d'amour. Moi j'aime pas...logique je suis seule mais j'admets que si j'avais un "prince pas si charmant" à mes côtés, ce serait l'occasion de faire quelques réjouissances bien que je sois partisane des petites preuves d'amour quotidiennes plutôt que d'un unique énorme bouquet de roses un jour d'un mois de février. N'étant aucunement experte je me risque néanmoins à émettre mon avis sur la chose. Pour moi, les preuves d'amour seraient: me ramener mes chips préférés, m'offrir le chocolat dont la pub passe à la télé et que je meurs d'envie de goûter, m'offrir un cd, un livre (un poche, pas la brique à 25euros), un truc débile et pas cher qui me fait sourire, me faire un massage, faire le dîner, sacrifier son programme favori pour moi...bref des petites, toutes petites choses mais qui me combleraient. Cette période me déprime car elle me met une claque et appuie sur le fait que, depuis quelques années maintenant, je suis désespéremment célibataire et que par conséquent mes pauvres histoires ne durent pas bien longtemps. C'est une période triste, ou sincèrement et malgré les éloges que je peux recevoir, je me sens nulle, moche et sans grand intérêt et ou je ressens terriblement que je ne compte pour personne. Dur dur est la vie, pour compenser vais me manger quelques coeurs en chocolat...
Demain... Mercredi 13 Février 2008 à 20h36 ...tout se joue, ou plutôt, soyons raisonnable beaucoup se joue. Ma vie pourrait prendre un tournant différent, je pourrais obtenir ce que je veux (?), ce qui me fera changer de job, changer pays, affronter un nouveau défi. J'ai peur d'être déçue si ça ne se passe pas bien et peur des épreuves à surmonter si l'issue de ma journée est positive. Comme il est difficile de prendre des décisions pour changer sa vie, comme il est difficile de franchir un cap...bien que ça ne soit pas encore fait et qu'il y ait une probabilité pour que cela ne se fasse pas, je stresse.
Vilains... Dimanche 17 Février 2008 à 18h44 ...mensonges. J'hallucine quand j'écoute une connaissance qui selon moi souffre de mythomanie agravée! Surtout qu'à moi, il ne faut pas me mentir, outre le fait d'avoir une excellente mémoire, je vérifie toutes les infos me paraissant "louches" ou dont je n'ai pas la connaissance. J'ai en ce moment beaucoup de boulot avec une personne qui se perd en divagations quotidiennes plus farfelues les unes que les autres. Certaines sont évidentes mais d'autres me donnent du fil à retorde. Enfin, au moins j'apprends quelques trucs de culture général et aussi sur les bizarreries de la nature humaine. En effet, comment est-il possible de trouver sa vie ennuyeuse au point de lâcher à tout-va des énormités! Le pire dans tout cela est que tout le monde acquiesce à ses propos (moi y compris, j'avoue). J'essaie bien de temps en temps de la titiller mais sa conviction est telle qu'elle en déroute plus d'un, moi y compris. Ce type de personne c'est divertissant au début mais lassant à l'usure car bien sur mytho-mytho veut être le centre de l'attention et redouble d'efforts, de détails et de faits saugrenus pour maintenir l'attention sur elle. Je ne peux malheureusement citer quelques exemples car ils sont tellement inédits que sait-on jamais si cette personne surfe sur le net et se reconnaît... Sa vie doit être bien vide et bien fade pour s'inventer des évènements souvent peu joyeux d'ailleurs.
Rien ne s'est joué... Dimanche 17 Février 2008 à 20h01 ...enfin pas encore. Petit contretemps, certes très facheux. Jeudi fût une journée de stress intense. Après avoir appris que je devais postposer mes rendez-vous de la journée, j'ai passé ma journée à réorganiser tout ça. La phase de désarroi et d'inquiétude iraisonnée passé, je me suis rendue compte que finalement repousser ces deux journées marathon n'était pas plus mal. Mon planning est modifié et plus léger. Le stress et l'attente sont néanmoins toujours là et les enjeux toujours pareils. Cette petite mésaventure m'a fait prendre conscience du point auquel je voulais que ma vie change, de l'importance de toutes les démarches que j'ai entamées et qui peut être donneront bientôt des résultats. L'impression que mes chances de changement me filaient sous le nez ont déclenché chez moi une telle angoisse et un tel désespoir que je suis d'autant plus sûre de ce que je veux maintenant. Je me sens prête pour un nouveau départ et tous les défis qui m'attendront. On verra ce que ça donne la semaine prochaine.
Tout vient à point... Jeudi 21 Février 2008 à 20h48 ...à qui se donne les moyens. Et voila, j'y suis parvenue, joie et peur se mêle et un sens d'irréel qui ne me fait pas réaliser que bientôt, très bientôt même je changerai de vie. J'ai pris les choses en main, me suis démenée et maintenant j'ai des résultats et que de résultats. Je place beaucoup d'espoir la-dedans, pas trop j'espère pour ne pas tomber de trop haut. Mon déménagement est à prévoir pour dans 2-3 semaines, changement de job, de pays, changement total d'envirronnement. Et déjà, je suis à regretter mes amis d'ici et ma famille car bien que les quittant, je sais qu'il vont terriblement me manquer, mes repères quotidiens les piliers de ma vie. Ils sont peu nombreux mais tellement importants. Enfin, les prochaines semaines, mois...s'annoncent riches en rebondissements et en nouvelles aventures. Hip Hip Hip!!!!
Proposition... Vendredi 22 Février 2008 à 23h46 indécente. Ca me trouble un homme de mon entourage m'a fait des propositions plus qu'indécentes... Je suis quelque peu ébranlée car l'idée de passer aux choses concrètes m'effleures de plus en plus. Ma période de disette amoureuse et donc de calins qui se prolongent et l'envie de me retrouver dans des bras masculins me font réfléchir à ces propositions...bien que pour le moment mon plus grand désir ne soit pas tellement le sexe mais plutôt passer une nuit enlacée dans la tendresse la plus totale. Je ne suis pas une fille facile, bien loin de la (heureusement ou malheureusement, je ne saurai le dire...), mais cet homme répond à mes "critères": gentil, gentleman à souhait, je le connais depuis un petit temps maintenant et je me sens plutôt à l'aise avec lui... Mais au lieu de passer à l'action, je pense encore et encore, bien sur je suis tentée, ce qui en soit est très mal vu que le bonhomme est pris, mais au final cela ne m'apportera au meilleur des cas "que" quelques moments de plaisir. Pour lui c'est tout benef, il se "tape" une fille qui lui plait, trompe sa copine sans être pris, et moi je pars bientôt donc aucun soucis pour lui que je m'accroche à lui...enfin il risque d'être déçu. Cela fait tellement longtemps qu'il fantasme sur une hypothétique nuit d'amour entre nous que le retour à la réalité pourrait s'avérer difficile pour lui. Enfin, bien que completement déplacé au vu de son statut, cela reste flatteur...mais ça n'ira pas plus loin que l'évocation car non non non, ça serait mal. On en restera donc la, mais pourquoi est-ce le seul qui me fasse de telles propositions? Ou sont les hommes libres qui auraient envie de moi?