La vie c'est comme une boîte de chocolats...

Premier journal perdu...

Vendredi 13 Juin 2008 à 22h46

Je recommence un journal... Lundi 28 Mai 2007 à 16h04 ... ou pas. J'hésite franchement. Mon manque de régularité m'a fait défaut lors de ma première tentative, je crains donc pour celui-ci. Bien que j'aie envie de le faire, de mettre mes émotions, mon questionnement incessant à plat. Pour peut être y voir plus clair, peut être me soulager. Ca pourrait être une bonne chose, il me faudra juste être rigoureuse.

Mon "ancien" journal... Lundi 28 Mai 2007 à 22h07 ...celui que je n'ai pas pu tenir à jour régulièrement. Ainsi je peux mesurer le chemin parcouru.

Ma thérapie? Un journal de Journal En Ligne.com Archive du journal au 30/01/2007.

Pourquoi j'écris mon journal sur le net Jeudi 1 Septembre 2005 à 20h30 J'ai déjà essayer d'écrire mon journal à la main. Mais ca m'agace, écrire ca prend trop de temps et vu ma vitesse de frappe je me suis dit qu'internet était mon sauveur. Enfin j'allais pouvoir livrer mes états d'âmes sans qu'en ressorte un énervement supplémentaire. C'est tout pour aujourd'hui car comme d'habitude les espions rodent...

Enfin tranquille.... Jeudi 1 Septembre 2005 à 21h14 mais pas seule car chez moi on n'est jamais seule. Une chance diront ceux qui sont délaissés pas ceux qui vivent l'entourement constant. Bref... Je me pose des questions sur tout et surtout sur moi. Ce que je fais ce que je dis, ce que je n'ai pas fait ou pas dit. Tout est sujet à réflexion et à des prises de tête interminables. C'est malgré moi mon jeu favori. Me torturer l'esprit pour essayer de trouver le pourquoi du comment. Au fond je sais pertinamment qu'il n'y pas de réponse. Plutot que de soliloquer pendant des heures, je me suis dit et pourquoi écrire un journal. Peut etre que j'y verrai plus clair, peut être que ca me libererait un peu de tout ce qui me tracasse au moins je peux le partager. Car sous mes airs de fille joyeuse en toute circonstance je ne suis que très rarement heureuse. Je peux meme dire que la mélancolie est ma compagne quotidienne depuis quelques années maintenant. Je ne saurai expliquer pourquoi. Je me dis souvent que des tonnes de gens ont une vie similaire à la mienne et le vivent très bien. Mais pas moi... pourtant on ne peut pas dire que ma réalité soit si terrible...

Bref aperçu de ma vie Jeudi 1 Septembre 2005 à 22h13 Alors alors par quoi commencer, j'ai tellement de choses à écrire je pourrais taper sur mon clavier pendant des heures durant... On peut dire que jusqu'à mes 21 ans j'ai eu une vie plutot insipide. Fille hyper timide au parcours scolaire sans accroche, peu d'amis (mais des vrais!), peu de sorties, pas de mecs... on ne peut pas dire que j'ai une vie de jeune "normale". Mon graduat en poche, je me prenais à rêver que ma vie allait s'améliorer adieux complexes et timidés. A moi les succès professionnels et personnels. La nouvelle moi etait née. Bien sur j'ai évolué (heureusement d'ailleurs) mais rien alors la rien n'est rélgé. Du côté professionnel, j'ai commencé sur les chapeaux de roues, un boulot que j'aimais et qui m'a beaucoup appris. Malheureusement, j'ai du le quitter il y a 5 mois et depuis j'ai 2 mauvaises expériences à mon actif. Le pire, à partir de lundi prochain je suis au chomage et rebelotte pour chercher un nouvel emploi (j'y reviendrai). Côté perso, un homme, le premier, je l'aime vraiment (mais de quel amour?). Le seul avec qui je suis vraiment moi. Rencontré sur mon lieu de travail, beau, séduisant, mais terriblement pris. Et pourtant, j'ai craqué, mon premier "mec" est un homme marié! Donc me voila au jour d'aujourd'hui sans boulot et amoureuse d'un homme avec qui je mène une relation téléphonique (plus plat que ca tu meurs) depuis 5 mois qui je le sais ne m'apportera rien de bon.

Premier jour d'inactivité... Lundi 5 Septembre 2005 à 19h18 Me voila au chômage. Je m’étais promis de prendre quelques jours off. Sans chercher d’autre boulot sans me stresser à penser à mon avenir professionnel. Mais je n’y arrive pas c’est plus fort que moi. Cette journée n’a été qu’une course de gauche à droite et de droite à gauche pour pouvoir remplir toute les formalités nécessaires pour s’inscrire au chômage. En plus, de quelques entretiens pour de possibles futurs jobs. A tout cela, s’ajoute mon éternel questionnement que fais-je faire ? Un cdi ? une formation ? faire tout ce que je peux pour retourner chez mon premier employeur où j’ai tant apprécié travailler mais aussi où j’ai rencontré celui qui me tourmente depuis des mois ? Pff, c’est lourd en plus je ne peux demander conseil à personne, débrouille toi et assume ma vieille ! En reparlant de ce fameux mec (je vais l’appeler BN), il est pour le moment à l’étranger. Va-t-il m’appeler cette semaine alors qu’il en a l’occasion ou pas, stress supplémentaire ! Je n’arrete pas d’y penser entre mes prob de boulots. Je pense qu’il n’appellera pas. Peut etre un mail, non je ne pense pas non plus ! On verra et meme si j’en doute, j’espère qu’il le fera. Je suis idiote j’espère encore qu’il se rendra compte de ce que je suis de ce je pourrais lui apporter, comme je suis folle de lui ! Ca m’énerve d’être aussi bête et romantique, merde à la fin sors de ma tête, tu n’en vaux pas la peine !

Parlons un peu de Lui Mardi 6 Septembre 2005 à 22h13 Quel histoire! Si qqn m'avait dit qu'un truc pareil allait m'arriver je lui aurais ri au nez. BN, nous allons l'appeler ainsi, mon "premier". Je l'ai rencontré au boulot. Dès que je l'ai vu, j'ai flashé. Ce n'était pas un top model mais il avait qqch de particulier. Directement j'ai regardé s'il avait une alliance. Rien en vue, grave erreur d'avoir pris ca pour acquis! Je le vois tous les jours. Nous devenons de plus en plus proche. Evidemment, il est marié avec des enfants mais qu'importe je joue son jeu. On ne fait rien de mal et puis je dois dire qu'à 22 sans aucune expérience amoureuse je n'ose pas croire qu'un mec qui me plait s'intéresse à moi! Et pourtant si! Ce qui se limitait à des délires entre copines se passent. Un soir il m'emmene qql part et m'embrasse! Après un recul de surprise (ben oui je savais pas comment faire), je l'ai rattrapé et séance de baisers et de caresses. Il veut aller plus loin, je le sais mais non je suis vierge et on peut pas dire que je vais assurer donc non! Le lendemain on remet les pendules à l'heure, tout va bien je ne suis pas une jeune écervelée on peut recommencer à retravailler comme avant. Enfin, avec des petits baisers et caresses volés. C'est si bon... mais rien ne se passera de plus. Je lui ai expliqué mon "cas" (on peut dire que s'en est un, ne jamais avoir eu personne et tout ce que cela implique) donc c'est pas possible. Trois mois plus tard, lors d'un congrès professionnel, nous avons passé la nuit ensemble... juste une nuit. Ca n'a pas été phénoménal, je m'étais peté le dos, nous étions fatigué. Mais j'en garde un souvenir magnifique. Surtout quand j'étais blottie dans ses bras caressant ses cheveux... rien que d'y repenser j'en ai des frissons. Je l'aime. Après ca retour à la réalité. Il prend ses distances, nous discutons. Tout redeviens presque comme avant. J'ai quitté la boite où nous travaillions ensemble. Je ne pensais plus avoir de ses nouvelles et pourtant, à peu près tous les 15 maintenant (avant c'était toutes les sem mais peut etre etait-ce trop pour lui) on s'appelle, discretement cela va sans dire. Il m'a appelée du bout du monde pour mon annif. M'a envoyé des sms à pas d'heure. Je sais que je ne dois plus rien espérer mais cette situation est ambigue et me trouble. J'aimerai qu'on se revoie, j'aimerai l'embrasser à nouveau. Cette sem il est à l'étranger, donc sans sa femme, donc il peut m'appeler. Je sens qu'il ne le fera pas. Il veut prendre ses distances je le sais, je le sens. Je vais angoisser toute la sem en attendant son hypotétique appel. Je t'en prie appelle-moi ou au moins un sms... Ne m'abandonne pas... Souvent je pense à lui et j'espère qu'il ne m'oubliera jamais que j'aurai quand meme contribuer à changer un peu sa vie. Je sais que je dois me le sortir de la tête...

Je déteste le dimanche Dimanche 11 Septembre 2005 à 14h10 Je hais vraiment ce jour de la semaine. Il n'y a rien à faire et j'ai encore plus de temps pour me prendre la tête sur mes problèmes. En plus, aujourd'hui c'est pire que tout, j'ai hate d'être demain pour pouvoir l'appeler et m'excuser. La manière dont j'ai parlé à BN la dernière fois a été exécrable (dire qu'il m'a fallu une sem pour m'en rendre compte). Ca va etre compliqué de le joindre au tél vu que je ne sais pas où il sera au bureau, à l'étranger ou pire (car injoignable) en congé. Pff, je vais devoir attendre alors que je m'en veux terriblement et que j' ai l'impression qu'il est faché! Au pire je lui enverrai un mail pour lui demandé de m'appeler. Pour en revenir à ce dimanche après-midi l'avantage c'est que je suis seule je fais donc ce que je veux sans être épiée. Ca m'agace d'ailleurs car je ne peux pas complété mon journal dès que l'envie m'en prend, je dois systématiquement attendre d'être seule... fais rare chez moi! Bon la justement je suis pas trop inspirée donc ca sera pour plus tard...

Ca y est c'est décidé Mercredi 14 Septembre 2005 à 14h25 Une bonne fois pour toute, s'il ne rappelle pas, je ne le ferai pas non plus. Rien que de l'écrire j'ai les larmes au yeux. C'est dur de renoncer meme s'il l'on sait depuis longtemps qu'on esperait pour rien. J'ai comme le sentiment qu'il n'appelera plus (pourquoi j'en sais rien on ne peut pas dire que je me sois comportée anormalement lors de notre dernière conversation). Je le dis à tout le monde et l'écrit ici pour me convaincre que non cette fois je ne cederai pas et je n'essaierai pas de le joindre par mail ou tél. C'est dur, j'ai conscience qu'en écrivant que je suis certaine qu'il n'appelera pas j'espère qu'il va me contredire. Je ne devrais pas espérer, cette fois c'est vraiment fini. Je sais que tout ca ne rime à rien, que c'était sans espoir, que j'esperais toujours au fond un revirement (spectaculaire) de situation. Je guette encore fébrilement mon portable, parfois en le suppliant d'appeler. Il m'abandonne après avoir gardé le contact aussi longtemps. Alors pourquoi s'arreter net, pourquoi avoir gardé le contact et ne pas avoir coupé les ponts directement. Meme si je n'aurai pas de réponse je lui écrirai un mail pour lui demander. A vrai dire il est déjà prêt. Fin octobre si je n'ai toujours aucune nouvelles je l'envoie. Pourvu que tout aille bien pour lui, je suis une angoissée perpertuelle et meme s'il va surement très bien je ne peux pas m'empecher de me faire du souci pour lui. Bete femme va!

Toujours rien... Mercredi 21 Septembre 2005 à 16h54 Toujours rien côté boulot et toujours rien côté BN (qui soit est en vacances sans m'avoir prévenue, soit me nie). Vraiment difficile d'être au chômage. Les deux premières semaines c'est bien gai, on fait toutes les formalités, on profite de son temps libre à fond. Mais la trois semaines c'est trop, vraiment trop. Enfin pour me réconforter je suis malade cette semaine donc j'aurai difficilement pu travailler. J'espère que ca va vite s'arranger. Il faut dire que je suis une chieuse aussi, je veux qqch de court en intérim pour pouvoire reprendre une formation ou a défaut retourner sur les lieux de mon premier job (même si je ne suis pas certaine que ca soit une bonne idée). Côté coeur, he bien il me semble que BN m'a abandonnée, peut être est-il vexé, comment le savoir? J'espère que son silence ne durera pas trop longtemps. Les deux choses les plus importantes d'une vie sont foireuses dans la mienne. Parfois je me sens partir mais je ne peux pas m'empecher d'espérer encore et toujours...

C'est tellement dur Jeudi 22 Septembre 2005 à 12h09 Je ne suis qu'une idiote romantique. Mais comment m'en sortir? Je croyais que je pourrais tenir le coup mais c'est tellement dur. Il n'a toujours pas appelé, je lui envoyé mon fameux mail mais pas de réponse. Je suppose qu'il doit être en vacances donc injoignable. Peut être qu'il me nie aussi je n'arrête pas de me demander pourquoi et surtout d'établir mille hypothèses (même les pires) expliquant son silence. Tout ca me stresse et me rend triste à mourrir. J'en pleurerais toute la journée sachant pertinamment qu'en fait je m'en fait pour rien, pour un imbécile incapable d'assumer ses actes et de voir les choses en face. Je me sens comme une parfaite idiote. Parfois j'ai des accès de lucidité. Pourquoi rester accrocher à un homme qui visiblement ne veut pas de moi? Pourquoi m'être attachée à qqn qui n'était pas libre, qui ne m'a jamais rien promis? Pourquoi ai-je trop souvent le sentiment que ca va s'arranger, qu'un jour ou l'autre on se retrouvera? Pourquoi je pense encore tellement à lui et que je me repasse encore et encore notre seule nuit? J'aimerai réellement m'en détaché mais comment, comment? Je ne pensais pas qu'un jour un homme puisse me faire autant souffrir sans le savoir. Malgré tout je ne regrette absolument de l'avoir rencontré ni ce qui c'est passé. Je regrette que ca n'aie pas été plus loin. Il me manque, je m'inquiète et je sais que je ne devrais pas, ce qui me tue encore plus...

Dernier jour de répit Samedi 24 Septembre 2005 à 18h24 Et oui aujourd'hui c'est notre dernier jour de vacances à mon frère, ma soeur et moi. Mes parents reviennent demain après une semaine d'absence. C'est fou, c'est la première fois que mes parents partent en nous laissant seuls. Autant dire que c'est un évènement familial. Du coup, j'ai pu goûter aux simples petits bonheurs tels que manger quand et où je veux, ne pas devoir dire où, avec qui je sors. Faire ce que je veux: lire des heures, légumer devant la télé, délirer la musique à fond avec ma soeur, avoir des conversations, prendre mon temps dans la salle de bain... Toutes des choses à priori anodines mais qui font tellement de bien. J'adore mes parents mais la vie en communauté c'est parfois bien lourd et ils sont parfois envahissants. Je sais qu'ils veulent faire pour un mieux et répondre à nos besoins mais c'est vrai que depuis quelques temps cette ambiance familiale m'étouffe. Du coup, cette semaine à vraiment été bénéfique (pas que pour moi d'ailleurs). Aujourd'hui, on a tout retourné pour que tout soit impec demain, une fois que ma mère reviendra et fera son inspection, elle n'aura rien à redire. Vraiment on s'est bien tenu. Et je dois dire que j'espère bien qu'ils partiront un peu plus souvent pour des escapades en amoureux...

Pointage Lundi 26 Septembre 2005 à 9h02 Et voila aujourd'hui c'était mon premier pointage pour le chômage. Quelle horreur, j'étais vraiment pas fière. Je repensais aux paroles que je pouvais avoir quand je travaillais et que je voyais cette file. Aujourd'hui, j'y était et bien que ca ne soit que temporaire ca m'a fait me sentir mal. Je sais que je ne devrais pas ca n'est que pas définitif et je suis une travailleuse mais ca me fout quand meme le moral à zéro. J'essaie de positiver mais vraiment j'ai du mal.

Tattoo Lundi 26 Septembre 2005 à 13h30 Ca y est je suis bien décidée. A la fin du mois je me lance et me fais tatouer une seconde fois. Je me suis faite tatouer la première fois il y a un an. Si j'ai décidé de me faire tatouer c'était tant pour le côté esthétique que symbolique. Je me suis dis: après tout, je suis seule, je fais ce que je veux donc autant me lancer et faire qqch que je veux vraiment. Cet art est souvent réprouvé et je sais que si j'avais un amoureux qui n'était pas d'accord je renoncerai surement. Donc pour moi, ces tatouages sont comme une petite rébellion qui me dit que même esseulée je profite de la vie et suis mes envies. Les concessions j'en ferai quand mon Prince (que je n'espère pas si charmant) arrivera!

Enfoiré! Mardi 27 Septembre 2005 à 15h18 Mais alors la j'en reviens pas! BN me nie bien! J'ai su par une ancienne collègue qu'il était bien au bureau, elle reçoit mes mails donc pas de raison que lui non! J'ai vu rouge, me lâcher comme ça sans explication. Ca ne se passera pas comme ca! Qu'il ne veuille plus me parler soit mais je veux une explication! Du coup comme apparemment il n'est pas au bureau aujourd'hui, j'ai pris mon courage à deux mains. Je lui ai laissé un message sur son répondeur: J'ai un truc à éclaircir avec toi, si tu savais me rappeler ce serait vraiment sympa. Vu sa nature curieuse j'espère qu'il va rappeler en attendant je réessaierai encore toute cette semaine. Si ca doit finir autant que je lui dise ses 4 vérités!

Petits plaisirs Mercredi 28 Septembre 2005 à 12h19 Quoi de mieux que les petits plaisirs que l'on peut se faire dans la vie. Toute des petites choses à priori anodines mais qui moi me réchauffent le coeur. Encore hier soir, moi la grande gourmande, j'ai gouté de la (bête) eau V. à la fraise. J'ai trouvé ca tellement bon, une nouvelle découverte. Ca peut paraître idiot mais sur le moment j'étais tellement réjouie d'avoir découvert cette eau que je me suis sentie plus légère. Profitons des petites choses, ca fait tellement de bien!

Le droit au malheur Jeudi 29 Septembre 2005 à 9h19 Hier, j'ai eu comme un déclic. BN m'a rappelée, comme toujours j'ai eu droit à 5 réponses pour une question. Il a peur, peur que je fasse qqch qui pourrait lui nuire parcequ'il sent que je tiens à lui. Et la, je me suis dit après tout, c'est son droit. S'il préfère vivre une vie pèpère mais qui ne le comble pas que puis-je y faire? Tant pis pour lui. Je me sens un peu plus légère depuis hier. Bien sur je ne vais pas l'oublier de sitôt et je pense que j'aurai toujours un attachement pour lui mais je vais me "soigner", je commence déjà. En tout cas, une chose essentielle que cette histoire m'a apprise c'est que je ne veux pas de ça. Une vie dans laquelle la facilité est reine au détriment de l'amour, de la joie. Peut être que j'ai tort, qu'il est heureux comme il est. J'essaie de me dire que ca n'est plus mon problème. Chacun sa vie, il a fait son choix. Il faut juste que j'arrête de me demander si j'ai vraiment compter pour lui, s'il a vraiment eu des sentiments pour moi. Je pense que oui, peureux comme il est, il n'aurait pas entamer un truc du genre sans raisons. Et puis de toute façon, savoir si j'ai compté, si je compte encore pour lui ne me servirait à rien. Donc voila, c'est fini pour lui et moi j'y travaille.

Musique! Vendredi 30 Septembre 2005 à 16h05 C'est fou ce qu'un simple morceau de musique, une chanson peut déclencher en moi certaines émotions. Sans la musique, je suis certaine que je ne pourrais pas vivre. Elle m'émeut, me fait réfléchir, me réconforte, me divertit. Tant de chansons m'ont fait réfléchir sur moi-même et sur le monde, m'ont permis de voir les choses plus positivement (si qqn à écrit une chanson où tout s'arrange alors ca peut vraiment s'arranger non!), m'ont divertie (se payer un délire sur une musique entraînante quoi de mieux?!). Et même si parfois elle me rend mélancolique car je repense à mes mauvais expériences et à mes manques. La musique me rappelle surtout que je suis bien vivante.

Stupide obsession de l'amour Dimanche 2 Octobre 2005 à 22h49 Est-ce qu’on a tous droit à l’amour? C’est la question que je me pose le plus souvent. Surtout à mon propos, je dois bien l’avouer. Il paraît qu’il y a sur terre plus de femmes que d’hommes. Souvent je me dis que je suis la femme de trop. L’amour c’est pas pour moi, bien sur j’en rêve. Normal, on nous bourre le crâne depuis l’enfance, merci Disney! et puis à l’adolescence on a droit à tous ces films romantiques débiles. Du coup, on rêve au conte de fées qui n’arrivera jamais. Une fois, j’ai lu dans un bouquin que la nature équilibrait les choses, du genre, une fille est jolie et intelligente he bien elle ne connaîtra jamais l’amour véritable, on ne peut pas tout avoir. Je suis jolie (sans prétention aucune), pas trop conne, j’ai une famille aimante, une meilleure amie depuis 20ans. Alors c’est déjà pas mal, donc voila je suis condamnée à errer seule le reste de ma vie, l’amour c’est pas pour moi. Ca serait peut être plus facile si je pouvais m’en convaincre vraiment me dire que il faut que je fasse avec et profiter de la vie à fond au lieu de m’attarder sur mes manques. Stupide obsession, stupide.

On ne pourra pas dire... Mardi 4 Octobre 2005 à 16h16 que je ne fais pas d'effort pour retrouver du taf. Quelle horreur, hier ca faisait exactement un mois que j'étais au chômage. Je vis bizarrement la situation aujourd'hui, je ne suis pas révoltée, ni désespérée. J'ai l'impression de flotter au-dessus de ma vie. Difficile à expliquer. Hier et auj, je me suis tapé 250km tout ca alors que ca ne donnera probablement rien. Je ne pouvais plus me limiter à ma région, apparemment chez moi c'est mort. Alors je me lance plus loin, beaucoup plus loin, je ne sais même pas pourquoi je le fais... parceque les chances de décrocher les boulots où j'ai postulé sont très mince. Le seul truc,c 'est que au moins je me bouge, je n'ai pas l'horrible impression de passer mes journées chez moi à ressasser mes prob de (non)boulot, de BN qui ne veut plus me parler, ma mère (faudra que j'en parle d'ailleurs), ma soeur enfin bref tous les choses qui me turlupinent en ce moment. Je sais déjà que si je ne peux pas faire la formation en commerce, S. mon 1er employeur veut me reprendre à partir de décembre. On verra, j'espère que ca va s'arranger. Heureusement, lundi prochain je touche mes allocations de chômage, enfin un peu d'air.

J'en ai marre Mercredi 5 Octobre 2005 à 14h25 Je n'ai qu'une envie me mettre sous la couette ou regarder un film stupide. Mais la encore ma culpabilité me l'interdit. J'ai beau être sur le net toute la journée à scruter les dernières annonces, à passer mes coups de fils, à attendre mes mails, rien ne vient. J'ai l'impression que rien ne va (perso, prof, fam), quand pourrais-je enfin écrire un truc positif dans ce journal???

J'en reviens pas... Jeudi 6 Octobre 2005 à 9h39 de ce que j'ai fait. Ce matin, encore j'étais à moitié endormie l'interim m'appelle pour une mission d'une semaine chez mon premier employeur S. J'accepte, commence à me préparer et la je repense à BN qui y travaille... horreur, je ne veux pas le voir. Du coup, je retéléphone à l'agence et leur lache un baratin: une mission plus longue vient de m'être proposée. J'ai menti! Je les laisse sur le carreau, je m'en veux un peu mais d'un autre côté je suis sur d'autres coups ca c'est vrai mais j'ai pas encore de retour. Et puis je suis convaincue que ca m'aurait fait du tord. Ca m'énerve...

Idiote, idiote Jeudi 6 Octobre 2005 à 14h00 Voila, mon mensonge de ce matin me rattrape! Horreur, je vais me faire griller je le sens! Une ancienne collègue qui me demande ce qui se passe. Je tél à une agence intérim pour une annonce, c'est un job chez "S" d'où tentative désespérée de rattraper le coup en disant que ca m'intéresse pas tant que ca! Horreur!

J'aimais mieux la monotonie Vendredi 7 Octobre 2005 à 11h14 Hier, quelle journée de fou. Mentir m’a vraiment perturbée et en plus de tout ça m’a foutu dans une m... pas possible. Mes anciennes collègues sont toutes au courant pour le soi-disant super job que j’ai décroché et je redoute déjà les coups de tél pour me féliciter. Enfin, je réglerai cette histoire en leur disant que la boîte hésitait beaucoup et qu’ils ont pris qqn d’autre. Foutu mensonge. Reste le problème de l’autre agence intérim. On verra, j’ai doublement envie de pouvoir participer à ma formation, ça m’éviterait de devoir retourner chez «S » en décembre (comme je l’ai promis). En plus de ça, un type « V » me court après, il a une copine mais bon soit il veut absolument qu’on aille manger ensemble en tête-à-tête. J’ai essayé d’éviter 2 ou 3 fois le truc mais visiblement il n’a toujours pas compris. La dernière fois, il me lâche « j’attends que tu me contactes ». Tu penses ! Il était dans le coin alors, du coup re-proposition d’aller manger ensemble. Cette fois, je cède, j’y vais ce soir. Je suis peut être tordue, peut être qu’il veut juste qu’on soit ami... Ca me stresse, m’agace, je vois pas pourquoi il s’accroche comme ça alors qu’a priori on n’était pas super pote quand on se côtoyait professionnellement. J’ai du mal à croire que qqn qui ne me connaît pas très bien puisse m’apprécier juste pour mon super esprit et veuille me revoir pour faire ami-ami. Des amis il en a plein, il n’a pas besoin de moi. Et je suis dans la dèche grave (et oui toujours inactive) et je vais dépenser mon argent pour qqch qui ne me tente pas tant que ca. Les relations humaines c’est pas mon truc...je veux toujours savoir le pourquoi du comment ca tue tout.

C'était pas si terrible... Samedi 8 Octobre 2005 à 19h31 En fin de compte, ce souper n'était pas si horrible que ca mais certaines choses m'ont fait tiquer. Il me regardait toujours avec un grand sourire genre j'ai qqch à demander mais je ne le fais pas j'attends que tu me demandes ce qu'il se passe (j'ai pas arrêter de me résonner et me dire que j'étais parano). On a discuté de tout et de rien mais il s'est quand même attardé un peu trop à mon goût sur ma vie sentimentale. Je lui ai dit mon histoire (il savait que j'avais qqn en vue sans plus) était réglée, que le type en question n'était qu'un con et que je n'avais pas envie d'en parler. Mais la il m'a charcuté, il voulait savoir son nom, son age, son job, son caractère, "bon sang tu t'en fous tu le connais pas, lache moi la grappe"! J'y ai été moins fort et il a laché, c'était vraiment lourd! Après le souper, je l'ai planté la. Il voulait aller boire un verre. J'ai pensé avec horreur que trouver un bar bien éclairé était vraiment chose difficile dans ma ville donc non, je lui ai dit que j'avais d'autres obligations, pardon, aurevoir! Je suis rentrée chez moi soulagée. Enfin c'était fait, il me laissera un petit temps car même s'il ne veut pas plus, j'avoue que le fait que nous soyons ami ou pas m'indiffère totalement.

A quoi ca sert... Dimanche 9 Octobre 2005 à 12h04 de vivre... Vraiment, en ce moment j'ai l'impression de ne servir à rien d'être inutile. Je me dis souvent que si je n'étais pas là, le monde ne s'en porterait pas plus mal. Mais ce we, c'est pire que tout. Hier je voyais encore ma meilleure amie avec son amoureux et je me disais avec amertume, pourquoi pas moi?! Y aurais-je jamais droit? Et puis c'est tellement moche de penser ca à 22ans. Au secours! Je culpabilise de ma façon de penser et j'essaie de me reprendre mais c'est difficile... Cet aprèm je vais chez une amie qui me refile tout une série de choses qui me seront utile pour mon hypothétique appart' (l'aurais-je jamais un jour?). Je suis pas motivée, je me pousse vraiment mais bon ca ne sert à rien de rester cloitrée et de me défiler, c'est trop facile.

Suffit! Lundi 10 Octobre 2005 à 12h55 Terminées les jérémiades. Je me reprends, je ne vais pas m'enliser et subir ma vie. Je décide que non, je prends les choses en mains et la première étape est que je ne me plaindrai plus ou disons moins dans mon journal. Tout ce qui se passe de positif dans ma vie, je le note, je le retiens, je le fais passer avant ce que je trouve moche! Se plaindre n'a jamais rien fait changer, ni fait avancer personne!

C'est pour moi... Mardi 11 Octobre 2005 à 10h00 Bonne nouvelle. Ce matin le service RH de mon ancienne boîte m'a appelée pour savoir si je voulais finalement le poste qui se libère en décembre. Ils le gardent pour moi. Je dois encore leur confirmer ca dans une quinzaine de jours. Je suis contente que finalement ca s'arrange en ma faveur, faut-il encore que je sois libre à ce moment la. Dans les deux cas, ca sera une bonne chose. Reste à attendre encore un peu, patience.

Ca fait du bien! Mardi 11 Octobre 2005 à 22h19 Enfin, le yoga a repris après 2 mois d'arrêt. Ca m'avait bien manqué. J'en ressens déjà les effets "zen" ;-) Dans quelques semaines je suis sure que je me sentirai beaucoup mieux grâce à ca!

Combien de temps... Mercredi 12 Octobre 2005 à 12h38 faut-il pour oublier qqn qui a énormément compté? Pas oublier totalement (ca c'est impossible), mais disons pour être plus sereine. Je pense encore souvent à BN (dernier coup de fil il y a 15jours) depuis que nous , enfin depuis que j'ai mis les choses au point. J'y pense avec moins de passion mais j'y pense quand même toujours le soir, le matin dans mon lit ou dès que mon esprit peut vagabonder. 15 c'est peu et je sais que ca prendra plus de temps mais combien pour me guérir de lui...

Tel est pris qui croyait prendre... Jeudi 13 Octobre 2005 à 20h02 Semaine assez agitée pour moi. J'ai eu trois entretiens d'embauche cette sem. Pour 2 d'entre eux c'est déjà mort et pour le 3e j'ai mes chances mais je dois y réfléchir très sérieusement pour prendre une décision en connaissance de cause. Et pour couronner le tout, auj le RH de "S" me rappelle pour assurer la suite du remplacement que j'ai décliné. RH m'avait contactée en sem pour le remplacement futur de ma collègue et donc savait que finalement je n'avait pas "eu" le soi-disant job. Donc que pouvais-je faire, refuser? Impossible. Meme si ca me stresse, je pense aux sous sous que ca me fera. Néanmoins, rien qu'à la pensée de revoir BN que je commence tout juste et avec beaucoup d'efforts à oublier j'en ai le coeur retourné. J'espère que comme à son habitude il ne fera que des sauts sporadiques au bureau. Je vais quand meme faire de mon mieux pour être jolie toute la sem pour qu'il regrette ne fusse qu'un peu (si toutefois c'est possible). Ce qui m'angoisse c'est que je ne sais pas quelle attitude adopter: le nier, être froide, hautaine, un brin méchante ou tout simplement normale comme si rien ne s'était passé. Je sais pas, je sais pas.... bon pas de stress pensons à tout ce que cette semaine va m'apporter: de l'occupation, revoir des gens que j'apprécie, des sous...

Retour Vendredi 14 Octobre 2005 à 18h35 Voila 1re journée chez "S" accomplie. Ca c'est bien passé, très bien même. J'étais tellement stressée que j'ai dormi très peu cette nuit: revoir les gens, raconter mon parcours (a mon avis pas très glorieux), revoir BN. Enfin, je n'ai pas vu BN c'est reporté à la sem prochaine (avec un peu de bol il prendra congé). Tout le monde était super content de me revoir et moi ca m'a fait du bien. De revoir des gens, de discuter, de persifler (et oui déjà). C'était très gai et ca me change bien. On verra ce que ca donne la sem prochaine. Meme si le job n'est pas trépidant c'est déjà ca et c pas mal payé.

Demain... Dimanche 16 Octobre 2005 à 20h40 J'ai peur, demain je vais surement le revoir. J'angoisse, je n'arrête pas d'y penser, de m'imaginer plusieurs situations. De toute façon quoi qu'il se passe ca sera négatif... Je sens que je vais mal dormir et dire que je dois rester impassible aux yeux de tout le monde ici... J'aimerais tellement que ca se passe bien, qu'il me parle, qu'il ne me nie pas, que je sache que même si c'est perdu je ne le laisse toujours pas indifférent. Mais j'en suis sure, comme à son habitude, il va utiliser la technique de l'autruche. Il va faire comme si on se connaissait à peine, comme si on n'avait jamais été proche... Ca me rend triste à l'avance.

Et donc... Lundi 17 Octobre 2005 à 20h34 Je l'ai vu au bureau auj. J'ai croisé son regard alors je suis allée lui dire bonjour dans son bureau. Pas plus étonné que ça de me voir, mais plutot étonné que je lui dise que je viens lui en retourner deux (sur le ton de la rigolade). A l'intérieur c'était la folie, je ne me tenais plus, j'étais hyper nerveuse. Il n'a rien vu, j'en suis sure. Conversation banale, rien de plus, pas d'allusion au fait que dorénavant il me nie. Il est partit à peine une heure après son arrivée donc pas eu le temps de le recroiser et de voir ses réactions. Cette situation, le revoir, m'a rendue triste, mélancolique. Comment peut-on ne plus se soucier de qqn du jour au lendemain? Dire que je ne suis plus grand chose pour lui auj, plus qu'une emmerdeuse qu'il veut oublier, qu'il ne veut plus voir et ne plus lui parler. Il était beau, il me manque... J'espère vraiment qu'il me regrette... au moins un peu...

;-) Mercredi 19 Octobre 2005 à 19h51 Qu'est ce que je suis contente de travailler cette sem! Le boulot n'est pas trépidant mais bon j'arrive à occuper mes journées. J'aide des collègues, me promène, papote. Cette sem me fait vraiment du bien et me remonte le moral! J'aimerai bien évidemment prolonger mais qui sait je reviendrai peut être en décembre. L'avenir nous le dira. BN n'est pas la cette sem, apparemment il ne reviendra pas avant lundi prochain. Ca m'arrange, moins je le vois mieux je me porte. Le revoir lundi, à remuer un tas de choses en moi. Honnetement je préfère éviter. Je me rends juste compte que je tiens encore à lui et que je ne le déteste pas encore. Je pense à lui matin et soir mais je lutte et j'essaie de me persuader que c'est lui qui perd, oui c'est lui qui perd. A rester dans sa petite vie, certes avec un gros compte en banque mais a part ca le vide intersidéral. Alors qu'il pourrait être avec une fille géniale ;-). Il y perd, j'espère qu'un jour il s'en rendra compte...

Une pause... Jeudi 20 Octobre 2005 à 20h48 Alors voila, dernière fois que j'écris sur BN. Donc je l'ai vu auj, il m'a parlé comme si de rien n'était, comme s'il ne me niait pas depuis 2 mois. Il a encore le culot de me reprocher que je me fous de ce qu'il me raconte, franchement! Du coup, je ne tiens plus et lui dis que son comportement est décevant, que je me pose des questions, qu'il coupe les ponts du jour au lendemain sans raison, que ce qu'il fait n'est pas juste, pas normal. Sur ce, il me réponde, "je fais une pause"... j'ai tourné les talons. Une pause, il se fout de moi! Pour faire une pause il faut être ensemble, non?! J'y comprends rien. Alors quoi, un jour quand ca l'arrangera il recommencera son manège. Je n'y compreds rien, je ne le comprends pas. Malgré tout, aujourd'hui, je sais que je ne le laisse pas indifférent (il y a des regards qui ne trompent pas!) et j'en suis un peu apaisée. La suite... je ne m'attends à rien, nous verrons et dire que je lui ai dit qu'il prévisible...

Avenir... Vendredi 21 Octobre 2005 à 18h19 J'ai vraiment passé un chouette semaine. Même si le travail n'était pas hyper passionant, ca m'a fait un bien fou. De revoir des gens, de papoter, de me sentir un tant soit peu utile. En plus, je sui soulagée (bizarre) d'avoir vu BN et de lui avoir dit en face une partie de ce que j'avais sur le coeur. Maintenant advienne que pourra avec lui. A quand le fin de la pause???

Pour ce qui est du boulot. Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que je veux. On me pousse à venir en remplacement au mois de décembre. Ca comporte beaucoup d'avantages: avoir un boulot qui me plait, des collègues avec qui ca marche, un bon horaire, un bon salaire (encore à renégocier d'ailleurs). Il y a aussi les désavantage: ce n'est que pour 5 mois, je vais revoir BN (est-ce que ca sera bon ou mauvais, j'en sais rien). Je dois y réfléchir sérieusement. Et puis, il y a cette formation. Avec le bol que j'ai, je ne serais pas fixée assez vite. Je ne sais pas, est-ce que je veux vraiment un cdi, est-ce que je veux absolument retourner chez "S", est-ce que je ne devrais pas enfin (?) me fixer pour me casser de chez moi? Y retourner ne serait-ce pas une manière d'encore me débiner, de ne pas prendre les choses en main? Pff, bon ca va aller, la sem prochaine j'y pense sérieusement et je me décide.

Décision Lundi 24 Octobre 2005 à 10h02 J'ai pris ma décision pour ce qui est de mon futur professionnel enfin je pense. J'en ai longuement discuté avec ma meilleure amie, mon frère, ma soeur. J'ai partagé avec eux mes peurs, mes doutes, tout ce qui me faisait hésiter pour l'une ou l'autre solution. Ca m'a fait tellement de bien d'en discuter. J'ai vraiment été étonnée par mon petit frère, je l'adore. Il voit clair (enfin j'espère) et il est très psychologue. Malgré la période difficile que je vis, c'est ainsi que je constate les gens qui sont vraiment autour de moi et sur qui je peux compter. Je ne les remercierais jamais assez.

Comme de fait... Lundi 24 Octobre 2005 à 16h56 Et voila, alors que ce matin je pensais avoir pris ma décision, j'hésite à nouveau. Ma candidature est acceptée, reste toutes les autres étapes à passer pour pouvoir en faire partie. Ca aurait été bien plus simple qu'elle soit refusée, au moins la situation se réglait d'elle-même. Je vais encore me prendre le chou pour savoir quelle est la meilleure solution, ce qui est préférable pour moi, pour mon avenir, pour mon bien-être. Jeudi, je dois prendre une décision, j'ai horreur de ca être confrontée à des choix qui seront déterminants pour la suite. Je ne sais pas ce que je veux, je ne suis pas fixée dans ma tête. C'est tellement difficile d'être confrontée à des choix.

C'est nettement plus lache mais parfois j'aimerais que tout soit plus simple, que les choses m'arrivent sans que j'y pense et que j'en sois heureuse. Que ma vie s'arrange d'elle-même sans que je doive constamment réfléchir, m'interroger sur le bien-fondé des mes actions. Bien sur je voudrais que ma vie change, surtout dans le domaine personnel. Et je ne sais pourquoi j'ai l'impression que ma vie professionnelle dois changer pour que je puisse évoluer et enfin rencontrer mon alter ego. Est-ce que je me voile la face? Bien sur ne pas retourner chez "S" changerai ma vie mais y retourner pourrait tout aussi bien avoir des conséquences positives. Profesionnellement parlant car je ne veux plus d'histoire au bureau non merci.

De plus, je sais que malheureusement avec BN c'est mort, aussi bien amicalement qu'amoureusement. C'est dur aussi d'assumer ca et de l'accepter. Je ne veux pas qu'il croie que je reviens pour lui (il en est capable). Je ne veux plus lui parler, plus le voir tant qu'il fait sa fameuse "pause" mais si on est dans le meme batiment ca va être difficile.

Si seulement tout était plus simple. Je décrocherais un job sympa, je rencontrerai un gars bien et j'oublierai définitivement BN. C'est pas trop demander quand même ;-)

Prise de décision Mercredi 26 Octobre 2005 à 11h47 Ca y est, j'ai pris ma décision concernant mon avenir professionnel. J'ai appelé "S" ce matin pour leur dire que c'était ok, je reviens pour quelques moi. J'ai bien pesé ma décision, j'en ai discuté avec pas mal de personnes et bien qu'elles n'aient aucunement influencé ma décision je suis contente de savoir qu 'elles m'approuvent. C'est idiot, je le sais, mais l'approbation des autres me rassure terriblement. Quoi qu'il arrive je recommence à travailler bientot, bien que stressée et plein d'appréhension je suis soulagée.

Ce matin, jour du pointage, j'étais encore mal. Je ne m'y ferais jamais à ce truc. Voir tous ces gens heureux de leur sort, qui se retrouvent comme s'ils allaient faire une super activité ensemble je trouve ca sidérant. Ils sont là, cools, visiblement ne se soucie pas de leur situation plus que précaire vu qu'ils s'y complaisent lourdement. Parfois, j'aimerais moi aussi avoir plus de détachement par rapport aux choses. Mais quand je vois ces personnes, heureuses de leur sort, ne se souciant de personne, ne voulant pas exploiter leur valeur, leurs capacités, je me préfère comme je suis. Angoissée mais pourtant bien vivante, me lançant de défis (petits) et voulant m'améliorer. Je me dis que finalement mon cas n'est pas désespérer. Si j'étais comme eux, je serais peu être un peu plus heureuse mais qu'est ce que je m'ennuierai et à quoi devrais-je renoncer comme plaisir et découverte de la vie (meme si au jour d'aujourd'hui tout ca me parait minime).

Remettre les choses en perspective Vendredi 28 Octobre 2005 à 23h41 Parfois j'ai l'impression d'être trop focalisée sur moi-même, sur mes petits problèmes, je m'en fais tout un monde et finalement est-ce vraiment justifié. Je suis consciente que j'ai énormément de chance. De vivre dans un pays industrialisé avec tout à ma disposition, d'avoir fait des études, d'avoir des loisirs, une famille certes parfois étouffante mais aimante, quelques amis sincères. J'ai presque tout pour être heureuse et souvent je culpabilise de cet état de fait. Je veux dire du fait de me plaindre et d'être mélancolique, insatisfaite quand je vois la misère qui peut nous entourer tant à côté de chez moi que de part le monde. Même si je suis consciente que si on part de ce principe on ne se plaint plus de rien car il y a toujours pire que soi, parfois il est utile de se rappeler qu'on a de la chance même si l'on a l'impression que la vie ne nous fait pas de cadeau.

Encore et encore... Dimanche 30 Octobre 2005 à 10h06 Hier soir, en faisant mon rangement hebdomadaire je suis retombée sur toutes les choses qui concernaient BN. J'ai gardé des choses vraiment débiles du genre un chocolat d'une compagnie aérienne, un bonbon, un plan qu'il avait dessiné, des petits mots, quelques photo... Je ne saurais dire pourquoi, surement pour me rappeler que ca a vraiment eu lieu et que je n'ai pas rêvé cette histoire même si elle n'a pas eu la fin escomptée.

Je ne les regarde jamais. Encore hier ca m'a fait tellement mal au coeur de revoir tout ca. De le revoir lui en photo (qu'il est beau!). J'ai lu dans un magazine que si on -croyait- aimer quelqu'un et que ce n'était pas réciproque, que ce n'était pas la passion, qu'il ne plaquait pas tout pour nous, c'est que ce n'était pas le bon. Je me demande alors pourquoi ca fait si mal, pourquoi revoir toute ses choses m'a retournée.

Néanmoins, je ne regrette rien de ce qui s'est passé. Je l'ai voulu, je l'ai eu. Je regrette seulement que ca n'aie pas été plus loin entre nous. Même si cette histoire paraissait sans issue, j'ai toujours eu l'impression que ca s'arrangerait. Qu'on se retrouverait peu être pas maintenant (et que ca serait difficile) mais que nous étions fait pour être ensemble. J'en étais convaincue, je ne sais comment expliquer ce sentiment. Il me faut vraiment lutter pour m'en débarrasser. L'esprit humain est étrange, surtout le mien! Si seulement il était plus facile de le contrôler et de se convaincre d'autres choses.

Malgré tout, je progresse, j'essaie de moins y penser. J'y arrive. Et aussi je me rassure en me disant qu'il ne pourra m'oublier, petite vengeance. Même si maintenant ca va être un période difficile car l'année passé notre relation a commencé à s'intensifier à cette période.

Un petit pas Mardi 1 Novembre 2005 à 11h50 Aujourd'hui, j'ai supprimé tous ses messages sur mon gsm. C'est un petit pas pour l'humanité (même insignifiant) mais un grand pas pour la femme (même gigantesque).

La patience est une vertu Mercredi 2 Novembre 2005 à 17h00 Quand je pense au chemin que j'ai parcouru en un an et demi j'en ai quasiment le vertige. Et pourtant...je ne suis pas encore satisfaite. J'ai tellement changé, tellement évolué mentalement.

Dire qu'encore en juin 2004, il m'était limite impossible de demandre un renseignement dans une boutique, de prendre mes rendez-vous, de décrocher mon téléphone, sans perdre mes moyens et réfléchir quelques heures avant de passer à l'action. J'avais une amie, je ne faisais pas de sport, je n'osais pas me montrer, parler avec des inconnus. Je n'osais pas porter de couleur vives, ni m'habiller comme je le voulais vraiment. Je me jugeais et je pense que c'est l'image que je réflétais, comme quelqu'un d'inssipide, d'inintéressant, de coincé. Je ne saurais même pas dire la raison pour laquelle j'étais ainsi, à une extrême pareille. J'ai lu récemment dans un bouquin "mon traumatisme c'est de n'avoir vécu aucun traumatisme", c'est peut être mon cas.

Aujourd'hui, je suis différente. Pas encore guérie mais en bonne évolution. Mon cas n'était donc pas désespéré comme je le pensais à l'époque. Le fait de travailler ma donné des ailes. Depuis, je m'habille comme je veux. Je n'ai pas radicalement changé de look mais je suis enfin moi-même. Je n'hésite plus à converser avec les commerçants et je mets un point d'honneur à faire toutes mes démarches moi-même. Je ne me "débine" plus. J'ai rencontré des tas de gens intéressants et qui plus est qui mon trouvée intéressantes. Je suis néanmoins toujours étonnée de l'affection ou de l'intérêt que l'on peut me porter (et oui je ne suis pas encore parfaite!). Mes changements de voies professionnelles (trois fois en un an quand même) m'ont permis d'éprouver ma capacité d'adaptation, de voir que j'étais capable de faire plus d'une choses, que j'étais capable de résister au changement. Alors que pour moi, les changements sont source d'angoisses profondes. Je me suis mise au sport, j'en fais trois. Un pour développer ma spiritualité, un pour la sensualité et le troisième la pugnacité. Si l'on m'avait dis ça l'année passé, je n'y aurais pas cru. Les premiers temps, j'ai réellement du me forcer à faire ses activités toute seule. Sans être perpétuellement accrochée à ma soeur. Et aujourd'hui j'y tiens, je ne peux m'en passer. C'est ma bouffée d'oxygène. Une échappatoire aussi pour ne pas être à la maison et me changer les idées, ne plus m'en faire pour les soucis que je me crée.

En ce moment, j'ai l'impression de stagner. Que je n'évolue plus. Et pourtant, rien n'est réglé. Je me sens un peu mieux dans ma peau, je subis moins la vie mais mon manque de confiance est encore terrible et j'ai parfois encore l'impression que rien ne changera jamais. J'espère et je fais tout pour ne pas m'arrêter en si bon chemin donc il n'y pas de raisons que mes efforts ne portent pas leurs fruits et qu'un jour je sois comblée. Patience...

Journée du souvenir... Jeudi 3 Novembre 2005 à 9h15 Il y a un an, il m'a embrassée pour la première fois. Pour une fois, je me suis laissée porter, je n'ai pas réfléchi. C'était trop bon. Les larmes me montent aux yeux.

Je vais exploser Lundi 7 Novembre 2005 à 11h37 J'ai passé un bon week-end. J'ai fait plein de choses chouettes mais comme toujours tout est parasité par les remarques de ma mère. Ca peut paraître anodin mais pour moi ca devient franchement invivable. Samedi matin donc je rentre du sport avec ma soeur. On discute de ce qu'on a fait, on rit, on refait nos mouvements... on doit se taire car maman a mal à la tête, on doit se dépêcher de nous changer car elle a décidé qu'on devait manger. Après-midi, je vais faire les magasins (enfin!). J'ai à peine le temps de déposer mes paquets et de montrer mes achats que je dois déjà tout ranger aussi non je me fais ramasser. Au soir, je vais voir mon humoriste préféré (aussi beau en vrai qu'à la télé). Je rentre, ma mère me pose des questions sur le spectacle mais si je lui donne des réponses trop longues ca ne va pas car ca la gène pour voir la fin de son film!!! Faudrait savoir ce qu'elle veut.

Mais alors dimanche ca a été le summum de l'horreur. Après le dîner. Ca a été vaisselle puis repassage. Ensuite lui amener un truc à manger, une tasse de café, une cuillère, faire sortir les chats, les faire rentrer, couper la radio, allumer la télé, diminuer le chauffage, augmenter le chauffage, parler moins fort, refaire la vaisselle. Bref, nous sommes à ses ordres. Je sais elle est malade et est resteinte dans ses actions mais parfois j'ai quand même l'impression qu'elle exagère. Je n'oserai jamais l'affronter lui dire ce que je pense. De toute façon, quand nous (et je surtout car je me tape la majorité des tâches ménagères) seront partis elle rira moins et la elle va retomber de haut à tout devoir faire elle-même. Je suis d'accord, je vis sous leur toit, je leur doit le respect. Et je me dois de faire des trucs dans la maison, de les aider à la tenir mais la c'est trop. Elle ose encore nous dire à ma soeur, mon frère et moi qu'on est ici comme à l'hotel. Il me semble que c'est elle qui est à l'hotel et qui ne lève jamais le petit doigt.

Manque d'inspiration... Mercredi 9 Novembre 2005 à 10h11 J'abandonne un peu mon journal en ce moment. Je n'ai pas envie de me plaindre pour des broutilles et rien d'exceptionnel ne se passe dans ma vie en ce moment. Je fais donc une pause. Pour combien de temps... nous verrons quand l'inspiration ou le besoin de me livrer reviendra...

Aaaaahhhhhhhhhh Jeudi 10 Novembre 2005 à 11h32 Je suis trop heureuse! L'intérim vient de m'appeler, je recommence bientôt à travailler! Et en plus mon augmentation a été acceptée! J'ai hate d'y être, reprendre la vie active, me lever à des heures normales, moins voir ma mère (c'est triste à dire mais c'est comme ca!). Bon je pense uniquement au positif, je commencerai à stresser et à m'inquiéter quelques jours avant! Je suis trop contente!

Avenir Vendredi 11 Novembre 2005 à 19h46 Demain, je revois une amie que je ne vois qu'au plus une fois par mois. Je l'aime beaucoup, nous avons fait nos études ensemble et un an et demi après l'obtention de mon diplome je suis contente que nous nous voyions encore même si c'est rarement. A2(c'est ainsi que je vais l'appeler), elle a une vie: un boulot (sous cdd svp!), un mec avec qui elle a récemment emménagé. Tout ça fait qu'elle a une vie super remplie et donc peu de temps à me consacrer moi sa seule amie (sa meilleure selon elle). Pour son mec j'ai l'impression qu'elle sacrifie tout. Elle ne fait aucune activité, vois ses amis (cad moi) uniquement quand il travaille, ne peut sortir trop tard sans lui bref elle vit pour lui, à travers lui. C'est n'est que mon avis, ce n'est peut être pas le cas. Néanmoins, elle n'a pas l'air malheureuse, elle a l'air heureuse même. Elle essaie de me secoué pour me sortir de mon célibat, me dit (pas toujours avec tact) d'être moins difficile, d'oublier BN (et pour ca elle a raison). Quand je vois sa situation j'ai tendance à la critiquer. Néanmoins, je me demande parfois si ce n'est pas moi qui ai tout faux. J'ai l'impression que je ne saurai pas sacrifier mon sport (peut être une activité mais pas tout), ma meilleure amie, et A2 aussi pour un mec. Peut être ai-je tort? Peut-être qu'effectivement je suis trop exigeante et que je ne vis pas assez (ca surement)? Quand je la vois ca me fait un pincement au coeur de constater sa situation, son bonheur même si je me dis que je ne saurais pas vivre comme ca. Est-ce que moi aussi un jour je pourrais avoir un amoureux, qui veille bâtir un avenir avec moi, une vie bien remplie qui ne me laisse pas le temps de faire ce que je veux, qui me donne un minimum d'obligations (j'en rêve un peu de cette vie)? J'aimerais arrêter de me poser des questions. Chacun est différent et vit sa vie mais tout le monde a droit au bonheur non? Je me demande souvent à quand mon tour? Quelles sont mes perspectives d'avenir, aujourd'hui je ne le sais pas encore. J'avance sans savoir ou je vais tant professionnellement que personnellement (mais le je suis convaincue que la situation n'est pas prête de s'arranger). Pour moi construire sa vie passe par le couple, j'y attache beaucoup d'importance même si bizarrement je ne l'ai jamais vécu. Peut être que c'est ca le problème, je me mets toute seule la pression et je ne veux choisir le premier venu. Avoir des conquetes éphèmère ne m'intéresse pas, j'avoue que si je pouvais trouver l'homme de ma vie demain je ne dirais pas non (si ca pouvait être BN...j'en rêve encore). Parfois j'aimerai connaître mon avenir. Pas tout, juste savoir si je trouverais ma moitié, si un jour je serais réellement heureuse, si un jour je trouverai l'amour et qu'enfin ma vie de femme se réalisera...

Ca suffit! Mercredi 16 Novembre 2005 à 11h51 Mais tous les mecs que je cotoie sont tordus ou quoi??? Ils ont tous un problème c'est pas possible! Primo, mon ancien collègue (celui avec qui j'ai été au resto) continue ses assauts. Merde, il a une copine et même si pour lui c'est juste du copinage je me méfie. On ne s'acharne pas comme ca après qqn pour avoir son amitié et des amis il en a déjà plein. Il me tél, me laisse des messages, m'invite à dîner. Et moi franchement ca m'ennuie plus qu'autre chose je n'ai pas envie de le voir. En plus d'être pris, il ne m'intéresse pas, j'ai pas plus envie de lui parler que ca même pour faire ami-ami. Je sais pas comment mais je finis toujours par dire oui à ses invitations même si au début je refuse. Je sais pas comment il s' y prend mais c'est terminé. J'arrête là, je le plante et c'est bon. Maintenant je n'en démords pas, je refuse ses invit' et qu'il comprenne enfin et me lache. Le prob c'est que je veux pas être méchante même si au final je m'en fous de ce mec!

Deuxio, un cyber-ami de longue date (5ans quand même) n'a jamais voulu me rencontrer (heureusement moi je trouve que ca fait désespérer de se rabattre sur le net pour rencontrer qqn) car il avait une copine, bref ca m'arrange. Il la largue mais a une autre fille en vue donc ne veut toujours pas me voir. Et maintenant qu'il n'a plus de possibilité avec sa potentielle la il veut me rencontrer. Non mais, je suis pas un bouche-trou! Soit tu t'intéresse directement mais pas quand tu as épuisé toute tes possibilités et que tu te sens seule. Je suis pas un bout de viande, merde! Ca va aussi être réglé.

Tertio, concernant BN que je vais revoir dans peu de temps, qu'il aille se faire f... C'est bon! Je le reconnais (même si c'est difficile), j'ai encore des sentiments pour lui et j'ai un faible espoir. Mais il n'en verra rien, je ferai comme si de rien n'était. Je ne veux pas me perdre moi-même pour un imbécile qui ne vois pas ce qu'il manque.

Ca suffit tous ces mecs à la c.. qui ont un prob, je peux pas rencontrer un mec normal??? Je me rends compte que je suis difficile et que j'aurai pu vivre plusieurs trucs, forger mon expérience mais c'est impossible. Je ne peux pas aller plus loin dans une relation si mes sentiments ne sont pas au rendez-vous. Je suis trop entière c'est tout ou rien. Je m'énerve parfois. C'est pas ca , ne voudrais pas me faire tous les mecs qui passent mais ne pas non plus attendre celui qui me fera vraiment chavirer, pouvoir prendre l'amour un peu plus à la légère. Profiter un peu, vivre un peu plus. Mais je sais que c'est impossible. Pfff, ca m'énerve, ca m'énerve...

Entre joie et peur Dimanche 20 Novembre 2005 à 11h15 Demain c'est le grand jour! Je retravaille! Je suis super contente mais en même temps je me sens stressé, fébrile. Pourtant je connais quasi tout le monde et en plus ces personnes m'apprécient et sont contentes que je reviennent. Mais je ne peux comme d'habitude m'empecher de me poser 1000 questions des plus normales au plus débiles: est-ce que les relations vont être bonnes avec ma collègue? est-ce que je vais vite (ré)assimiler mon boulot? est-ce que je n'ai pas trop perdu en anglais? comment sera mon chef avec moi? comment sera mon bureau? comment vais-je m'habiller? (Et bien sur BN) Dur dur, si seulement je pouvais vivre les choses simplement, normalement sans que mon for intérieur en fasse des tonnes et que je stresse comme une malade pour des événements habituels de la vie, des passages obligés. Sur les conseils d'un ami, j'ai acheté un livre de psycho sur les relations humaines, tout ce qui fait qu'on communique mal et qui peut (soi-disant) nous aider à être nous-même, à mieux comprendre les autres et se faire comprendre. Bon, je vais m'y mettre sérieux à la psycho (surtout que j'adore ca décrypter les gens) et me faire un bibliothèque sur ce sujet. Il y a tant à apprendre. Pour le bouquin peut être que ca m'aidera dans le boulot, ca serait cool. Même si je sais que je l'aurai pas fini pour demain ca me servira toujours. Et puis juste pour le plaisir d'apprendre, d'avoir des débats avec soi-même ou les autres ca vaut la peine d'aborder ce genre de sujet.

A quand la fin... Lundi 21 Novembre 2005 à 19h33 Première journée de boulot nickel. Tout c'est bien passé et je suis crevée mais contente pour le boulot. Néanmoins, mon petit coeur ne se remet pas de l'avoir vu. J'ai des larmes plein les yeux depuis qu'il m'a adressé deux mots. Il est tellement distant, réagit tellement comme si nous étions deux "bêtes" collègues. Je lui en veux mais je m'en veux surtout à moi. Car bien que je sache qu'il ne ressent plus rien pour moi je ne peux m'empecher de m'imaginer (magnifique rêve) qu'il me déclare sa flamme, qu'il me dise qu'il quitte tout pour moi, qu'on refasse l'amour. Je l'aime et je crois que malgré tous mes efforts et malgré le fait qu'un jour je tirerai un trait sur cette histoire je l'aimerai toujours. J'espère seulement que le jour où je pourrais lui parler sans trembler, ne plus penser à lui trop souvent ne tardera pas trop. Je n'en peux plus de cet amour à sens unique, perdu (a-t-il seulement jamais existé). Je sais qu'il ne tient qu'à moi que cette situation s'arrange. Mais je fais des efforts pour ne pas penser à lui, rester neutre quand je le vois. J'en ai marre, pourquoi ca fait aussi mal? Pourquoi je ne peux l'oublier? Pourquoi ai-je fondé des espoirs sur une histoire aussi futile? Pourquoi ai-je cru qu'il pourrait tout quitter pour moi (je me prends pour qui au juste?!). J'aimerai l'oublier, oublier ce qui s'est passé même si je ne regrette rien de notre aventure. Mon petit coeur souffre et j'en ai marre, je me sens lasse et tellement idiote, tellement faible, naïve (et j'en passe)... Pitié faites que je l'oublie, que j'en aie plus rien à faire de lui, de ses problèmes. Je me sens nulle de ne pouvoir maitriser mes sentiments à l'égard de qqn qui m'a rayée de sa vie et m'a oubliée.

Et ca continue encore et encore Jeudi 24 Novembre 2005 à 18h36 On peut dire que ma première semaine de boulot se passe bien. Ma collègue est vraiment une vipère mais d'un autre côté elle m'aime bien et donc me traite correctement c'est ce qui compte. J'essaie de faire abstraction de son caractère et des ses remarques acèrbes. D'un autre côté ca me fait vraiment du bien de retravailler, de voir du monde, d'être active et bientot les sous sous. Il faut juste que je reprenne mon rythme de sommeil car la je suis claquée. Malgré mes heures de levée plus matinale je vais toujours me coucher à la même heure. Ce qui fait que le matin c'est l'horreur pour se lever. Et aussi non ce qui me tient le plus à coeur, BN. Bon ca va, mon moral s'améliore de jour en jour. J'ai moins de peine à le voir à peine 5min par jour et de voir que je suis juste une collègue comme les autres. Le pire dans cette situation c'est probablement le fait que mes "amis" (pour le coup j'en doute) n'arrete pas de me dire que je dois oublier, passer au-dessus. Comme si j'étais assez bête pour ne pas y avoir pensé. Je souffre vraiment et je m'en passerai bien. Je travaille à me détacher mais ca n'est pas facile. Et je guette le jour bénit où je pourrai enfin le voir sans être malheureuse. J'ai l'impression que pers dans mon entourage n'a jamais été amoureux, n'a jamais été terriblement déçu. Mais je ne veux surtout pas devenir aigrie, non pas du tout. D'ailleurs je suis toujours tout sourire avec tout le monde. Je ne peux imposer mon mal-être à tous le monde surtout pour qqch qui apparemment est si facile à régler. Bon c'est la dernière fois que je parle de cette situation avant une semaine. Je vais pas radoter comme une vieille.

Vannée Mercredi 30 Novembre 2005 à 22h24 Je suis complètement out! Recommencer le boulot et reprendre un rythme normal est vraiment difficile. Pourtant je ne me lève pas trop tot: 7h45 (quand j'y arrive) et pourtant j'ai un mal fou à m'extirper de mon lit. Enfin, tout ca c'est le cumul du stress de recommencer le boulot, ma collègue hyper fatiguante et usante (mais comment est-il possible de se plaindre autant???), le stress de revoir certaine personne, plus l'approche des fêtes qui me donnent le bourdon (encore personne à embrasser sous le gui cette année). Mais bon je vais y arriver, je vais reprendre mon rythme, positiver et me remettre en selle! Go, go, go!!!

Ce matin... Jeudi 1 Décembre 2005 à 10h32 Je me sens mal, je me sens seule et désemparée. J'ai vraiment l'impression que ma vie n'a pas de sens, pourquoi suis-je la, c'est quoi le but de ma présence? Est-ce que tout le monde a droit au bonheur?Est-ce que ca arrivera pour moi? Est-ce que je suis trop impatiente? En plus du dégout passager que j'ai pour ma vie, j'ai peur de devenir qqn d'aigri, un coeur de pierre ou au contraire qqn qui ne rit plus, qui se morfond et je ne veux pas! J'ai peur...

Espoir... Vendredi 2 Décembre 2005 à 19h27 Tant qu'on rêve encore Que nos yeux s'étonnent encore rien est perdu. Tant qu'on rêve encore

Des réponses Dimanche 4 Décembre 2005 à 10h32 Donner un sens à sa vie, dossier du nouveau psychologie ce mois-ci... Pas de réponse vraiment toute faite mais plutot des pistes de réfléxions. Moi qui me pose très souvent cette question, j'ai encore de quoi me prendre la tête sur le sujet ;-) J'aime vraiment beaucoup ce magazine et les livres de psycho en général. Savoir ce que recèle l'esprit humain, pourquoi réagit-on comme-ci ou comme-ça, comprendre un peu ce qui est si compliqué chez l'humain. Evidemment, je ne prends pas tout cela pour des références universelles, nous sommes si complexes. Cela me donne néanmoins des (parties de) réponses sur les personnes qui m'entourent et aussi sur moi. J'ai parfois une démarche un peu centrée sur moi-même. Je lis un article ou un livre pour me rassurer. Me dire que finalement ca va, je suis pas si anormale que d'autres ont les mêmes états-d'âmes que moi. Et d'un certain côté, je suis certaine que ces articles me permettent de changer un peu mon comportement, ma vision des choses, ma vision des gens. Je vais d'ailleurs retourner au bouquinage d'un livre sur la communication très intéressant...

Docteur? Mardi 6 Décembre 2005 à 18h25 Je suis malheureuse et mal dans ma peau c'est un fait. Je me demande finalement si je ne devrais pas consulter. J'en sais rien est-ce que cela m'aiderait vraiment. D'un côté je pense savoir d'où vient le problème, je ne m'aime pas et j'ai du mal avec l'image que je donne, et aussi cette stupide obsession de l'amour qui devient vraiment problématique. Et je pense aussi savoir comment aller mieux, me réconcilier avec moi-même, me dire que oui je trouverai l'amour un jour et que me dire que même si je trouve un homme il ne réglèra pas tous les problèmes et n'est pas la solution de tous mes maux. Certes je trouverai l'amour mais ca n'est pas la réponse à mes angoisses, ca ne doit pas l'être d'ailleurs. Je devrais vivre en me posant moins de questions, en vivant dans l'instant. Mais d'un autre côté, est-ce que ca m'aiderait réellement de m'ouvrir (et y arriverais-je?) à un étranger? Que pourrait-il m'apporter? Je me pose de plus en plus la question, je ne sais pas quoi faire.

Sensible = immature et sans jugeotte Jeudi 8 Décembre 2005 à 22h12 Je suis sensible, trop sensible. Je le sais, ca se voit et encore j'essaie de le cacher tant que possible. J'ai l'impression que pour les gens ma sensibilité est due à mon jeune âge et mon inexpérience, que je ne suis qu'une jeune écervelée. Il est vrai que je craque facilement. Quand la tension est trop forte, quand je suis énervée: je pleure. Pas parce que je suis triste, mais plutot parce que je ne peux pas frapper ou crier sur celui qui m'énerve. Au boulot pour le moment, je me fais limite harceler par la personne que je vais remplacer (à qui tu parlais, de quoi, ne lui parles plus, ou tu étais). Evidemment, j'en discute avec d'autres collègues. Auj, un mec me dit que je prends ca trop à coeur, que je suis jeune c'est normal, qu'il faut que je laisse passer. Au début, j'ai commencé à me remettre en question et puis finalement je me suis dit merde! C'est qui ce con qui me dit que mon comportement n'est pas logique. C'est plutot le sien, de me juger, lui son chef est sympa j'aimerai lui taper sur le dos une personne exécrable pour qu'il voit ce que c'est. Connard, j'aurai du lui répondre je préfère être hyper sensible que d'être un connard qui ne ressent rien. Quelle vie de con...

Pas envie d'être lundi... Dimanche 11 Décembre 2005 à 11h41 Il y avait bien longtemps que je n'ai pas été aussi contente d'être en week-end. En plus, c'est un chouette week-end. Achat des cadeaux de Noël, emballage (très réussi). Et aujourd'hui, aprèm chez ma meilleure amie pour un débat agité et puis mise en place des décorations de Noël chez ma grand-mère. Et en plus, ma voiture est passée au car-wash! Ca m'aura fait le plus grand bien, me changer les idées, recharger mes batteries en dormant. Il est vrai que je n'arrête pas de penser au boulot et à cette c... qui fait office de formatrice. En plus, j'ai fait une betise assez énorme (en toute inocence) vendredi et même si c'est pas vraiment ma faute je culpabilise un peu. Demain j'ai réunion avec mon ch