S'il refait surface et qu'il a une bonne raison, je lui pardonnerai c'est sur. Je ne pense pas avoir fait qqch pour faire foirer cette histoire. Je me demande quel est le problème, ce qui ne lui a pas plu. Téléphoner ou pas... J'aurai peut être des réponses, peut être pas... Je ne le reverrai jamais alors je ne sais pas pourquoi j'hésite... Merde, j'y ai droit quand au bonheur...
Terminé... Mercredi 23 Août 2006 à 10h41 J'en ai fini d'espérer avec E. Après toutes ces semaines d'attente, il faut me rendre à l'évidence, il ne me rappelera pas et a tiré un trait sur moi. Pas la peine de s'acharner. Vu les signes positifs, je pensais qu'il était un minimum sérieux et surtout qu'il était un gentleman et me répondrait même si c'était pour "m'éloigner". Visiblement, je me suis trompée, lourdement. Bon, la je fais mon deuil. J'ai "archivé ses mails". Voila, je garde juste un petit mail reprenant tous mes griefs pour lui envoyer au mois de septembre. Je trouve la manière dont il a agit trop lâche et décevante et je dois lui faire savoir. Qu'il me réponde ou pas n'a pas beaucoup d'importance. Je ne regrette pas du tout ce qu'il s'est passé entre nous, je regrette son attitude. Enfin, les hommes... Je serai plus méfiante avec le prochain mais parfois on ne peut rien faire on se fait juste "avoir"...
Syndrome du chômeur... Jeudi 24 Août 2006 à 15h58 A peine deux semaines et demi que je suis inactive et je suis déjà victime du syndrome du chômeur. Je m'explique, à chaque fois que j'ai été en "arrêt de travail", après quelques temps je suis crevée. Crévée alors que je ne fais rien! Franchement, je vais me coucher avant minuit et me lève au environ de 9.00 le matin. Je ne comprends pas qu'avec toutes ces heures de sommeil je sois aussi fatiguée. Je fais quelques trucs (notamment toute la tenue de la maison) mais ça ne me prend pas la journée et toute mon énergie. Pour le moment, il est vrai que je ne sors pas trop. C'est l'été, pluvieux donc pas le courage de sortir pour flanner, toutes les activités sportives s'arrêtent, et surout nous sommes fin du moins et il faut que je fasse gaffe à mon compte. La flemme, je crois que c'est ça. Enfin, point positif, cette fois je ne culpabilise pas trop (pas encore pas du tout!) car j'ai un objectif et quelquechose de vraiment concret derrière cette "mauvaise période". J'aimerais quand même travailler un peu, une semaine ou deux ça serait le top mais bon je ne vais pas me plaindre. Bon sur ce, je vais me bouger un peu et aller ranger quelques trucs...
Nouvelles inattendue... j'attends la suite Mardi 29 Août 2006 à 13h32 Hier j'ai fait une ultime tentative pour contacter E. Je voulais que les choses soient définitivement claires, qu'il me le dise si c'était terminé. Donc je lui ai envoyé un mail pour, en gros, lui dire que je pensais qu'il avait des sentiments pour moi mais que visiblement je m'étais trompée. N'étais-je donc qu'une fille avec laquelle il s'est amusé? Nous sommes deux adultes nous pouvons donc communiquer et finir cette histoire avec respect. J'ai précédé mon mail d'un sms pour le prévenir que je me demandais vraiment ce qu'il se passait et que je lui envoyait un mail pour clarifier l'affaire. Contre toute attente, j'ai reçu une réponse à mon sms! Il a eu des problèmes perso assez important et donc n'avait le goût à rien (pas trop sympa pour moi mais bon je peux comprendre). Il va normalement lire mon mail aujourd'hui. C'est con mais ca me fait peur qu'il le lise. On perçoit clairement que je tiens à lui et que j'ai espérer plus entre nous. Je ne le sens pas prêt à s'engager dans quoi que ce soit pour le moment alors je me demande comment il va réagir. Ca n'est pas non plus la grande déclaration d'amour mais je veux plus qu'un rendez-vous tous les deux mois et je l'ai exprimé. Nous verrons, s'il prend la fuite que puis-je faire? Ce que j'ai écrit je le ressens vraiment. Le point positif c'est que cette histoire sera réglée et que même si je souffre un peu, je serai fixée et pourrai repartir d'un bon pied. Suite au prochain numéro...
La technologie me rend lâche... Mardi 5 Septembre 2006 à 10h48 du moins c'est ce que je ressens mais je ne peux m'empêcher de l'utiliser. Je m'explique, toute cette histoire avec E. est loin d'être réglée. Depuis son texto de lundi passé pas de nouvelles, aucune! Alors qu'il me semblait prometteur. "On va parler", me disait-il, très bien mais quand? Il signait ses textos par bisous, idiot mais je me disais qu'on n'écrivait pas ça à qqn dont on n'avait rien à foutre. Bref, je crois que je me répète la... Enfin tout ça pour dire que dimanche je me rends compte avec horreur que certains de mes mails n'arrivent pas à bon port! Merde, si ça tombe il n'a pas reçu mon dernier mail (ceui dans lequel je lui demande si oui ou non je l'intéresse). Du coup, je lui envoi un texto pour lui demander s'il l'a reçu. 48h plus tard, je n'ai toujours pas réponse. Se foutrait-il de ma gueule? Entre temps je lui ai renvoyé cet e-mail, qui était susceptible de ne pas être arrivé la première fois. Ca m'énerve le fait qu'il ne réponde pas à mon texto. Pourquoi reste-t-il si courtois et me nie-t-il par moment, j'y comprends rien.
Le plus facile et le plus direct pour régler cette histoire serait de lui téléphoner mais je n'ose pas, j'ai peur de ne pas trouver les mots, de ne pas oser lui dire ce que je pense vraiment. J'ai peur de le déranger lui qui visiblement traverse une période difficile et ne veut pas avoir de contact avec moi. Du coup, je me reporte sur les textos et mails, ce qui prend beaucoup plus de temps et aussi est moins sur (comment saurais-je qu'il a reçu mon dernier mail s'il ne veut pas y répondre). Je n'aime pas cette solution mais je ne peux me résoudre à l'appeler. Nouvelle question: je me demande ce qu'il peut bien penser d'une fille qui s'acharne ainsi par mail et textos (il faut dire qu'il ne fait rien pour me décourager non plus) et qui ne décroche pas son téléphone, je me demande si ça le choque...
Ca me prend la tête, je ne sais pas quoi penser de son attitude. Mais il est vrai que en utilisant les mails... ça prend plus de temps et aussi me laisse plus de temps pour espérer et ne pas encore être déçue, devoir me dire que finalement j'avais raison ça ne pourrait pas marcher un type comme lui. Je devrais redescendre sur terre plus vite, car je sais que si je l'appelle, il me dirait qu'il ne peut rien m'offrir pour le moment.
Départ officialisé! Jeudi 7 Septembre 2006 à 13h26 Ca y est, c'est officiel, j'ai décroché mon stage et je pars donc 7 mois travailler à l'étranger! Départ le 1er octobre. Je n'en reviens pas, je savais que les risques que je ne parte pas étaient infimes mais je ne voulais pas placer trop d'espoir la-dedans, de peur (comme pour d'autres domaines) d'être déçue. C'est étrange, ça devient concret, j'ai mon déjà mon billet d'avion, ca me fait bizarre. Il faut que je me mette à faire des tas de démarches pour que tout soit en ordre lors de mon départ. Que j'achète tout ce qui me sera nécessaire. Prévoir déjà ce que je vais mettre dans ma valise et je ne sais pas comment je vais m'en sortir. Quand j'ouvre ma garde-robe j'ai envie de tout emmener mais les 20kg ne seront pas suffisant, il va falloir faire un tri! Cette confirmation m'a fait un pincement au coeur aussi malgré la joie et l'excitation. Je vais quitter ma famille, mes amis... pour l'inconnu. Je suis contente d'avoir été jusqu'au bout et de l'avoir obtenu ce stage. De ne pas avoir baissé les bras par manque de courage ou par peur de l'inconnu. On verra ce que ça donnera mais je suis confiante...
On se prépare tout doucement... Samedi 9 Septembre 2006 à 23h30 Je ne réalise pas encore très bien que dans trois semaines je suis partie. Ce matin, j'ai jeté un coup d'oeil désespéré à ma garde-robe en essayant de visualiser tout ce que j'allais emporter avec moi. Dur dur de choisir, mais il faudra bien que je fasse un tri. Je crois que je n'échapperai pas à la surcharge de bagage. Mais bon je n'ai pas le choix, pour partir 7 mois, il me faut quand même un minimum de fringues, et puis des petites babioles auxquelles je tiens particulièrement. Je ne sais d'ailleurs pas qui gagnera le grand voyage avec moi mis-à-part mon lapin en peluche (et oui, cadeau de ma soeur auquel je tiens énormément). Par contre, j'ai réalisé avec horreur que ma valise cabine était trop grande pour la compagnie aérienne avec laquelle je vole. Merde, merde... j'ai cru que j'allais piquer une crise. 10 cm de trop, et j'ai regardé sur toutes les autres compagnies elle passe. Loi de la vexation quand tu nous tiens. Je ne sais donc pas comment je vais faire. En racheter une... trop cher. Je crois que je vais plutôt m'acheter un sac de sport... j'espère que ca n'est pas le début d'une longue série...
Cette fois c'est vraiment terminé... Lundi 11 Septembre 2006 à 22h37 J'arrête d'espérer. C'est foutu avec E. Encore 15 jour sans nouvelles après son texto plein d'espoir. Ca me rend tellement triste et en même temps j'ai un tel sentiments de colère par rapport à lui et par rapport à moi aussi. Lui, pourquoi a-t-il fait cela, pourquoi m'a-t-il dit qu'on parlerait, m'a-t-il embrassé à la fin de ses messages, tout ça pour finalement me laisser la comme une idiote? Ca aurait été plus simple et bien moins cruel de se montrer distant pour que je comprenne qu'il ne voulait plus de moi. Son attitude est tellement empreinte de manque de respect, je me sens comme une moins que rien. Qu'on fait espérer et dont on n'a rien à foutre des espoirs qu'on donne.
En colère contre moi, pour l'avoir cru. Avoir cru à ses belles paroles, avoir cru qu'au vu de pleins de choses il tenait un minimum à moi, avoir cru après ses sms que ça pourrait s'arranger entre nous, lui avoir fait confiance moi qui suis si méfiante habituellement. Je me sens débile aussi de vouloir une explication, un franc "c'est fini". Tout le monde trouve ça idiot et me dit d'oublier mais je n'y arrive pas. Je me sens faible, naïve, idiote. Je me suis trompée sur lui, plus que lourdement ça me dérange. Et dans le fond, je ne peux m'empêcher de me dire que je n'en valais pas la peine pour lui. Que je n'étais pas si exceptionnelle au point qu'il s'attache... Je me sens nulle et pas bonne à grand chose dans ma vie privée.
Un an! Mercredi 13 Septembre 2006 à 21h26 Je me suis rendue compte que cela fait un tout petit peu plus d'un an que je tiens ce journal. Je ne sais pas si j'ai évolué et s'il m'a aidé à le faire, à y voir plus clair. Mais je suis contente de constater que j'ai su m'y "tenir", même si j'ai été parfois inconstante. Bizarre, parfois je me demande si je ne devrais pas l'arrêter, constatant que son but initial n'est pas atteint, autrement dit, je ne suis pas certaine qu'écrire me soulage, me délivre... J'ai rarement le temps d'écrire quand je le "sens" et aussi j'ai l'impression de ne pas m'exprimer comme je le voudrais. Pas évident, je suis critique avec tout même avec mon journal, j'exagère!
Mes kilos (en trop) Vendredi 15 Septembre 2006 à 13h20 Ce lundi, je monte sur ma balance et découvre avec horreur que j'ai, encore, grossi. Rien de grave, un kilo et demi, mais si je ne fais rien à temps, je me vois déjà obèse.
Je décide donc de prendre les choses en main et de me "surveiller" quelque peu. Pas évident quand on a une mère comme la mienne qui si vous ne voulez pas de gâteau vous propose un biscuit, si vous ne voulez pas de biscuits vous propose des bonbons... une chaîne sans faim. Finalement, vous cedez et mangez quelquechose pour qu'elle arrête de vous harcelez. De plus, pour ma mère, il faut bien vivre avec ses kilos, ne pas complexer, ne pas se priver. Je suis d'accord avec elle mais dans une ceraine limite. Si je lui dis que je regarde à ce que je mange, elle me répond tu tac-au-tac: "mais qu'est-ce que je dois dire moi?". Horreur, j'ai l'impression de la taxer de "grosse" quand je suis mal dans ma peau. Alors que je trouve que les femmes qui ont des formes et les assument c'est très bien, je ne les dénigre absolument pas.
Pas facile donc de rester raisonnable et de faire ça discrètement... en plus de sa cuisine (délicieuse mais hyper riche). Donc, je ruse, je mange beaucoup de fruits, des yahourts, lui dit que j 'ai déjà mangé qqch alors que non (je sais c'est mal de mentir...), et je bois énormément, je mange plus lentement au repas mais moins. Une sorte de régime maison qui pour la discretion semble fonctionner, je n'ai pas encore eu droit à l'interrogatoire rituel. J'espère que ça portera ses fruits car loin de moi de vouloir devenir une fille maigrelette et sans formes. Mes formes je les aime bien mais faut pas qu'elle prennent toute la place non plus! Je me retiens de me peser avant lundi prochain, verdict la semaine prochaine!
Ce week-end! Lundi 18 Septembre 2006 à 14h23 Ca faisait un bail que je n'étais plus sortie le week-end. Ce samedi, une amie qui m'est très chère (M) m'invite à aller aux festivités organisées dans sa ville. Et c'était super! On a bien ri, bien bu (mais pas trop), bien mangé. On n'a pas arrêté de marcher, de déambuler dans les rues pour voir les multiples animations proposées. C'était vraiment sympa, ça faisait longtemps que je n'avais pas passé un aussi bon moment. En plus, le beau temps était au rendez-vous, que demander de mieux! Elle va vraiment me manquer durant mon séjour dans le "sud". Je vais au resto avec elle le vendredi juste avant mon départ et je sens que ça ne se terminera pas sans larmes...
En manque d'affection... Mercredi 20 Septembre 2006 à 13h07 Je suis dans une phase où je ressens un cruel manque d'affection masculine. J'aimerais être entourée par des bras réconfortants et plein de tendresse, une caresse apaisante dans les cheveux, un sourire et des gestes à mon égard qui me montrent que, oui, je suis une femme et que je peux être protégée, câlinée, désirée.
Je n'arrive pas à m'en empecher Vendredi 22 Septembre 2006 à 16h42 Non, je n'y arrive pas, j'ai encore et toujours E. en tête. A tout moment du jour ou de la nuit. J'y pense, je repense à nos rendez-vous, ce qu'on s'est dit, ce qu'il a fait (ou pas), j'établis mes théories, je revis nos moments à deux (aussi infimes soient-ils). Je me pose mille questions sur son attitude contradictoire et surtout pourquoi il m'a fait espérer pour rien (notamment dans ses derniers textos). Je pensais que mes préparatifs me prendraient tout mon temps et mon esprits mais non...
Ca m'énerve, j'ai l'impression de ne pas être assez forte pour l'oublier. Après tout, on n'a eu que deux vrais rendez-vous, on était pas si liés que ça finalement. Mais je ne sais pas, je ne peux m'empêcher de le regretter, avec lui je me sentais vraiment proche, vraiment avec quelqu'un même si on se connaissait peu. Je pense toujours que c'est un type très bien et qu'il est presque parfait (mis-à-part le fait qu'il me nie). Je ne peux m'en empecher et pourtant je sais que c'est mort. Je sais qu'il a lu mon mail de demande d'explication il y a maintenant plus de 10jours. Il ne m'a pas répondu et ne me répondra pas ça veut tout dire, je ne suis pas idiote et pourtant... C'est horrible à dire mais je crois qu'il faudrait que je flashe sur un autre type pour m'en remettre. Malheureusement (je ne sais pas vraiment si c'est le terme approrié), je sais que ça n'est pas près d'arriver...
Dernière semaine chez moi... Vendredi 22 Septembre 2006 à 16h53 Mon départ est pour très bientôt, j'ai du mal à réaliser, beaucoup de mal. J'ai peur et en même temps je suis super impatiente d'être là et de démarrer cette aventure qui je l'espère sera un tournant dans ma vie, me changera la vie, me changera moi! La semaine prochaine est assez chargée, sans parler de ce week-end. Samedi réunion de famille pour mon départ, comme ça hop, je dis aurevoir à tout le monde d'un coup et ça m'évite de "perdre" mon temps à aller voir chacun. Dimanche, petite sortie prévue avec mes parents dans la région, pour des dégustations et une petite promenade (heureusement le beau temps est au rendez-vous). La semaine prochaine, entre mes derniers rendez-vous à l'hosto, les 3 ou 4 restos prévus avec différentes amies sans oublier mon frère et ma soeur, le bouclage des valises, les dernières formalités à remplir, les derniers aurevoir à la famille vraiment proche, le check de mes affaires, je crois que je n'aurai pas trop le temps de souffler et que cette semaine va passer comme l'éclair! J'ai parfois l'impression de négliger un peu mon journal ici. Je ne peux pas toujours écrire quand je le voudrais (car il y a toujours un oeil qui traine chez moi), j'espère qu'une fois la-bas j'aurai ma connexion pour pouvoir garder une trace de mes expériences et pouvoir raconter un maximum de choses!
J'ai peur... Dimanche 24 Septembre 2006 à 17h26 C'est bizarre, je commence vraiment à prendre conscience que dans une semaine maintenant je vais partir. Et j'ai peur... Peur qu'on ne m'apprécie pas. Peur de ne pas avoir le niveau en langue et de ne pouvoir communiquer correcte. Peur de ne pas me faire de nouveau amis. Peur de tomber encore dans une boîte de cons. Peur de revenir déçue de cette expérience et que j'en sois encore au même point dans ma vie en revenant. Car il ne faut pas se le cacher, en grande partie, ma décision de partir a été motivée par mon manque de perspectives chez moi: pas de boulot, pas de petit ami (et franchement peu d'espoir d'en rencontrer un hors boulot, pathétique). Les deux choses les plus importantes dans la vie me font défauts ici. Alors, oui je place beaucoup d'espoir dans cette expérience, mais j'ai peur que ça soit trop comme toujours et que je sois au final déçue comme souvent. Je vais prendre sur moi, y aller, le vivre en essayant de moins me prendre la tête sur tout. Je n'ai rien à perdre que du contraire. Mais quel saut dans le vide, espérons que je ne m'écrase pas!
Ca ne me manquera pas! Mardi 26 Septembre 2006 à 13h37 J'ai hâte de partir de chez moi autant certaines choses vont me manquer autant j'en abandonne d'autres avec joie. Aujourd'hui par exemple, je rentre d'une matinée bien remplie, et là, la maison c'est le bordel, il n'y a pas d'autres mots. Une lessive désespère de secher dehors depuis une semaine, la machine à vider, vider le sechoir, faire la vaisselle (du souper d'hier soir), nettoyer le plan de travail de la cuisine, aspirer la maison... bref j'ai du pain sur la planche et j'enrage. C'est toujours la même chose, on est trois enfants pourtant c'est toujours moi qui m'y colle! Ma mère se limite à faire la cuisine, et mon père la vaiselle du soir et encore, le reste c'est pour bibi. Pourquoi, parceque je culpabilise si je n'aide pas (mais à ce stade aider est un faible mot) mes parents pour tenir la maison. Je me tape absolument tout et je commence vraiment à saturer. Ce qui me fait bondier par dessus tout c'est que je sais que les autres devront s'y mettre une fois que je serais partie mais tant que je suis la pas de problème, tout le monde s'en fout, c'est normal! Enfin, je peux pas faire autrement faut que je m'en occupe car ça me dérange réellement. Sept mois rien qu'à m'occuper de moi et de mes petites affaires quels soulagement!
Ca persiste... Jeudi 28 Septembre 2006 à 9h54 Ca commence à me contrarier vraiment, mon manque d'affection est plutôt persistant. D'habitude, ça passe après quelques jours, surtout quand j'ai pas mal de trucs à faire. Mais cette fois non, j'ai des journées bien remplies mais mon envie, plus que contrariée d'avoir un homme auprès de moi, envahit mon esprit dès qu'elle le peut. Le pire c'est quand je me retrouve le soir dans mon petit lit, qui commence à devenir froid. Je suis seule dans mon lit de gamine et franchement ça me donne envie de pleurer. Je me sens un peu nulle et pathétique de ne pas réussir à surmonter ce sentiment. Certaine personne arrive très bien à vivre sans relation amoureuse, pourquoi pas moi? Ca serait bien plus simple.
Tout un art... Jeudi 28 Septembre 2006 à 13h27 de boucler ses valises. Je viens de faire une "simulation" et horreur c'est vraiment limite limite. J'ai d'ailleurs déjà du retirer une dixième de pièces de ma garde-robe. Mais bon, je ne peux me résoudre à me séparer de certaine. C'est con mais j'aime avoir un peu de tout pour à peu près toutes les circonstances, en plus de mes tenues fétiches et ça fait beaucoup. Donc pour caser le reste, j'ai rusé. J'ai mis une paire de chaussure dans mon sac à main et quelques blouses dans ma malette à PC. Normalement, ça passe pour mes deux autres valises. La grande qui va exploser quand je la réouvrirai et la petite extensible (heureusement) où je vois que les coutures souffrent déjà! Je tenté, tant bien que mal, de peser mes valises, je crois que je vais avoir au moins 15kg de bagages supplémentaires . Je vais devoir payer mais comparer au prix où je devrais racheter mes trucs manquants c'est pas la mort. Reste à voir pour le retour, car shopping addict comme je suis, je n'ose même pas imaginer le désastre!
Ca se rapproche... Vendredi 29 Septembre 2006 à 11h19 ... en fait je suis presque partie. Hier, j'ai retiré les plaques de ma petite voiture et l'ai mise au garage. C'est con mais j'en avais presque les larmes aux yeux. C'est comme si soudainement, je prenais pleinement conscience de mon départ. Et puis ma voiture, je l'aime bien, c'est ma fierté, ma voiture à moi. Je me disais que ça allait me faire bizarre de ne pas conduire pendant sept mois. Peut être que je louerai une voiture à l'occasion mais ça ne sera pas tous les jours. Je sens le stress monter tout doucement, je me demande si je fais bien, si je vais être apprécié. Et aussi au niveau de la langue, je me disais que j'allais revoir mon vocabulaire mais bon c'était un peu en dilettante et puis j'ai pas le moral pour ça alors qu'il faudrait bien quand même. J'en reviens pas dans deux jours, je ne suis plus ici, ma vie va changer complètement...
Arrivee dans le sud Dimanche 1 Octobre 2006 à 19h42 Quelchangement de climat, il fait chaud et le paysage est joli dans son genre. J ai survecu a l avion et a mon stress de devoir prendre le taxi toute seule. Ce mois d octobre je partage un appart avec 4 autres filles, reste a voir comment ca va se passer, honnetement je ne le sens pas trop mais m en fiche, dans un mois je commence a bosser et change de vie et de relation, et puis je ne suis pas ici pour parler francais. Je suis confiante pour mon apprentissage linguistique, les relations ca change on est jamais sur de rien peut etre qu au final ca va super bien se passer. Bon, je m arrete deja car je nai pas de connexion a moi et je dois me coltiner un clavire qwerty, pas evident.
Enfin je peux ecrire... Samedi 21 Octobre 2006 à 22h51 Quasi un mois que je suis dans le sud. Je ne regrette absolument pas de m etre lancee. Ce premier tous les participants du programme restent ensemble dans une auberge de jeunesse. Au depart, comme je le craignais j ai eu un peu de mal a m acclimater au groupe. Les grands groupe ca ne sera jamais mon truc et finalement d autre personnes sont comme moi (un peu moins atteinte je crois) et c est rassurant. Voir que oui, si on ne tient pas forcement le coup des sorties, si on n aime pas hurler, lacher des blagues a tout va, etre super loquace ca se passe bien, on est quand meme apprecie et on peu cependant parler avec plein de gens. Que sortir n est pas une obligation pour etre cool. Bien qu ici je suis sortie plus en un mois qu en un an dans mon pays! Experience positive donc qui en vaut la peine je le sais deja.
En plus, etre loin de ma famille ne me pese pas plus que ca. Je dois meme dire que ca me fait un bien fou. Je constate que j avais vraiment besoin de cette coupure. Ca peut sembler horrible mais je ne suis pas pressee de les voir et prevoir l arrivee de mes parents, de ma soeur... bof j ai un peu envie de profiter sans eux au debut du moins...
Autre nouvelle, en fait, je suis dans le pays de mon ex. Et apres lui avoir envoye un mail acide lui disant que je trouvais son comportement irrespectueux et que si lui ne mettait pas correctement un terme a notre "histoire" je le faisais moi-meme (sans lui dire que j etais dans son pays pour casi un an). Surprise lui me repond qu il sait par un tiers que je suis la et que je peux etre certaine qu il me verra, qu il est desole. Du coup, idiote, je me remets a esperer (en ce moment il bosse et vu son boulot n est pas joignable), j attends avec impatience son retour pour voir si oui ou non c est fini. J aimerai qu il y aie vraiment qqch entre nous car outre le fait que je le trouve genial et tres beau ca pourrait m etre tres utile pour apprendre la langue et m ameliorer un max... j en reve et je crains que ca fasse mal mais apres tout s il veut me revoir ca serait pourquoi, pas juste pour prendre un verre et voir comment je vais... Je doute... Vivement debut novembre.
Bon je m arrete la, j espere pouvoir ecrire un peu plus regulierement. A voir...
Meme questions...meme doutes... Dimanche 29 Octobre 2006 à 0h57 Depuis mon arrivee, je tenais plutot bien le coup et j etais franchement fiere de moi. Hier, j ai craqué. Un mail de ma meilleure amie, la premiere qui me demande comment va mon moral. J ai fondu en larmes, ai du aller m aerer l esprit car ici même si les évènements se deroulent tres bien, la pression est forte. La fin des cours, le debut du boulot, la recherche d'appart, la vie de groupe, les futurs collocs... Et aussi, et surtout la pression personnelle que je m impose constamment, c'est-à-dire, réussir ma vie sociale, élargir mon cercle de connaissance, être plus ouverte, moins timide. Je sais que cela ne se fait pas en un jour, en un mois, que changer prend du temps. Mais parfois, je me sens en dehors du groupe et ca m'angoisse. Je me dis que je ne suis pas normale et aussi que je ne reussirais jamais ma vie personnelle en étant aussi coincée par rapport à d'autres personnes que je cotoie ici. D'un autre côte, j'en vois de pire que moi, qui restre cloitrée tout le temps, ne sortent jamais en groupe, sont introverties... Mais au final, ça ne me rassure parceque je m'en fous des autres, je veux changer moi mais peut être est-ce impossible, je suis plus posee et introvertie mais je ne sais si ça peut se résoudre ainsi. Je n'ai pas envie de revenir chez moi et de me dire que je n'ai pas atteint mon objectif, que je serais toujours pareille et que je le vivrais toujours aussi mal.
Hier ça m'a un peu fait chier car je me sentais tellement mal que je n'ai fait que le resto de groupe et puis suis rentrée en larmes car non je ne me le "sentais", car non les grands groupes ne me conviennet pas, car je me sens anormale et un peu bête de part mes ressentis et des questions perpetuelles que je me pose. Du coup, je suis rentrée seule, ai bien dormi, me suis réveillée fraiche et prête à affronter la journee de visites. Mais la, je me suis sentie en dehors du "coup". Je ne suis pas sortie et mes "copines" oui. Je me sentais vraiment à part et avais l'impression d'avoir manque un truc super sympa, je m'en voulais presque d'être rentrée. Ces sentiments contradictoires sont bizarres... Je ne sais plus quoi penser, quoi faire...
Dans peu de temps adieu la vie en communauté et bonjour la collocation. On verra si je suis plus à l'aise, mieux dans mes baskets ainsi. J'espere bien que je me dise que quoi qu'il en soit, je n'avais rien à perdre en venant ici et que même si au final cela ne change rien à ma vie, j'aurais au moins de chouettes trucs à raconter et un experience sortant un peu du commun.
Changements Mercredi 8 Novembre 2006 à 21h35 J ai commence a travaille, apres un mois de cours, la semaine passee. Dur dur, de se retrouver entouree de gens qui ne parlent pas votre langue, dur dur de se dire qu on pourra vraiment evoluer car je travaille quand meme avec des gens qui parlent francais. Je doute d un jour a l autre sur mon niveau. Et aussi nouvelle coloc avec deux filles, franchement, je ne sais pas comment ca va se passer. Autant je m entendais super bien avec une fille et je pensais que ca allait super bien se passer. Autant maintenant qu on a emmenager elle me semble plus froide et semble vouloir faire moins de trucs avec moi... je comprends pas. Ca me stresse, je la prenais un peu comme un lieu avec le reste du groupe, j aurai pas du. Finalement, je pense qu elle ne m apprecie pas tant que ca. A voir comment ca va evoluer, je vivrai ma vie toute seule. Je vais reprendre des cours de langue, faire du sport et puis on verra. Ce qu il y a c est que comme d hab, j ai du mal a me faire des connaissances, deja en francais je ne suis pas spontanee mais dans une autre langue, ca craint, je ne sais pas et je redoute de ne pas me former un reseau social ici.... On verra, je croise les doigts
Positivons... mais nouveau sujet de questionnement Samedi 11 Novembre 2006 à 23h37 Au boulot, je prends confiance et puis surtout je me mesure. Non, je ne dois pas vouloir tout, tout de suite. Oui c est normal de ne pas maitriser la langue directement, et oui je sais deja parler un minimum et c est clair je comprends presque tout et meme bien quand ils s emballent et parlent a tout vitesse. Ce week end aura ete de ressourcement total et m aura fait le plus grand bien. Ma soeur est venue me voir, repart demain. Quel bonheur, j apprecie vraiment de la voir, de pouvoir partager mon quotidien avec elle. C est clair qu on en profite mieux de se retrouver ainsi que quand je l avais toujours sur le dos. J apprecie et ca me fait un bien fou.
Nouveau sujet de questionnement, auquel elle n a pas echappe: E. reprend contact avec moi. Il veut me voir. Pour le moment, on s ecrit des mails et bon je ne lui tendait pas la perche et a chaque fois il mettait sur le tapis cette visite qu il prevoyait. Dans mon dernier mail, je lui reponds, enfin, qu il est le bienvenu dans ma ville. Et la, il change d avis et prefere que moi je vienne le voir. Bon ok, ca sera plus interessant c est clair car sa ville j ai tres envie de la visiter. Du coup, je montre plus mon interet et lui demande si ce sera avant decembre. Et la, alors qu il me repondait hyper rapidement, je n ai toujours pas de reponse. Bon, je lui ai envoye ma reponse hier matin mais ca me stresse. Je me dis ca y est ca recommence, je lui montre que je suis tentee du coup il recule, je comprens rien. Enfin, je me monte la tete probablement pour rien, il faut lui laisser le temps de se poser, mais j ai tellement envie que ca marche, qu il se passe un truc entre nous... Affaire a suivre, pourrais-je avoir enfin de la chance en amour??? Ca me parait assez improbable...
Fallait bien que ca arrive... Lundi 13 Novembre 2006 à 15h59 Cinq ans que je ne suis pas malade et voila, il faut que je sois ici pour me choper une maladie carabinee. Une semaine d'arrêt de travail et interdiction de parler tellement ma gorge est enflamme, bravo miss! Je me suis pas loupee. J ai traîne, comme d hab, car je deteste faire ma pauvre petite malade et voila ou j en suis, idiote va! Bon, le point positif, c est que je pourrais bien me reposer et repartir d'un bon pied dans cette vie de folie. Ce qui me fait chier, c'est que ce sera une semaine sans bosser, sans contact direct avec la langue, sans pouvoir parler! Ca m apprendra pour la prochaine fois, pas traîner, se soigner, accepter d'être malade.
Toujours pas de news de E. mais que fait-il bon sang!
La cuisine de ma maman... Mardi 14 Novembre 2006 à 16h35 ...me manque beaucoup (ma maman aussi d'ailleurs) mais je dois dire que tous les soirs je pense à ses petits plats. Ici en appart' en coloc depuis 15, difficile de trouver la motivation pour se faire à manger à soi-même. Ce matin, j'ai bien pris mon temps pour faire les courses et me suis décidée à acheter de la viande car aussi non je ne vais plus en manger, j'en suis certaine. Seulement, ici les quantites sont enormes pas de marketing pour personnes seules. Donc, j'ai de la viande pour au moins trois mois, à congeler. J'ai aussi décidé de regarder un peu à ce que je mange, car ca devient grave. Plus de biscuits dans mes armoires, enfin les dernies mais je n'en ai pas racheter. J'ai acheter des fruits et je vais d'ailleurs de ce pas aller me preparer une salade de fruits pour mon en-cas de ce soir. Et pour, manger ce soir, encore aucune idee, de la viande peut être... A voir, en plus en ce moment je suis obligee de bien manger avec mes medoc aussi non ils me rendent malade...
L'éducation que j'ai reçue... Mercredi 15 Novembre 2006 à 23h27 de mes parents, je m'en rends de plus en plus compte était très stricte et assez fermée. C'est bizarre car jusqu'à un âge avancé, je ne m'en rendais pas compte, j'avais peur de faire ce qu'il condamnait comme comportements malsains. Pas parceque je les craignais ou craignais leurs réprimandes mais parceque à moi aussi ça me paraissait inutile et mal. Je viens d'en parler avec ma coloc', qui n'en revenait pas. La cigarette taboue, j'ai même jamais essayé de fumer, autant dire que je suis un cas casi unique. L'alcool, pas de religion dans tout ça, bannit, si on buvait deux verres, ça y est, on est un être malsain. Pas besoin de l'alcool pour vivre. Mais le bon vin, un bon verre entre amis c'est aussi profiter de la vie non. Les sorties, pas intéressantes, pourquoi faire aller se trémousser sur de la musique à fond, quel intérêt de dépenser son argent à ça! Les fringues pareils... J'ai vraiment commencé à découvrir les "plaisirs" de la vie, autre que ceux de la famille Ingals, quand j'ai commencé à bosser, à voir des gens qui profitaient ainsi, avec ou sans excès. Ca m'a ouvert, et oui je me dis que mon éducation m'a rigidifiée. Je suis tolérante vis-à-vis des autres, mais moi j'ai encore du mal à me lacher, à me dire que ca n'est pas mal. Venir ici me déculpabilise et c'est pas plus mal. Comme je le disais, j'adore mes parents mes parents, je ne voudrais pas les changer, mais il est clair que je ne veux pas éduquer mes enfants ainsi. Car souvent, je me sens mal justement à cause de ça. Je suis bien consciente qu'aucune éducation n'est parfaite et que je ferais des erreurs avec mes enfants si j'en ai. Ceci dit, je voudrais qu'ils vivent un maximum de choses et puissent aussi par eux-même découvrir ce qui est bon ou mauvais.
Mais qu'est-ce qu'il fout... Dimanche 19 Novembre 2006 à 17h12 ..., il m'énerve. Quasi deux semaines, qu'il est rentré et plus de nouvelles depuis une semaine et demi et il n'a pas l'air de connaître le téléphone en plus. On ne fonctionne que par mail c'est hyper lourd. Bon, je lui ai envoyé un mail avec qql conneries histoire de lui faire signe en terminant par j'ai hate de te voir... pour qu'il comprenne sans lui mettre la pression. J'attends la réponse avec impatience mais je la crains aussi. Il joue à quoi pour finir, il veut me voir ou pas...
Je me rends compte... Samedi 25 Novembre 2006 à 0h36 ...que les sorties c'est pas trop mon turc. Par sorties, j'entends sorties en boîte de nuit, danser n'importe comment et boire beaucoup. Non, je préfère les soirées restos ou bars tranquille, ciné, me taper un bon délire avec quelques amis, boire quelques verres, discuter, rigoler. Profiter aussi de mes journées et ne pas sortir comme une malade le week-end pour au final ne faire que dormir et une fois de plus ne pas pouvoir profiter du soleil qui est encore hyper présent ici mais qu'on n'a pas trop l'occasion de voir en semaine vu qu'on bosse au min jusqu'a 18h et la il fait noir. Parfois, je le ressens comme un handicap dans ma vie sociale, comme si j'étais moins intéressante ou moins marrente (ca surement) parceque je ne sors pas hyper souvent et que je ne suis pas une grande buveuse. En fait, j'adore voir les gens, parler, discuter, je ne me sens pas asociale mais je vois les choses différemment que les gens de mon âge ca c'est clair. Ca me pèse un peu car demain, il y a une sortie de prévue après une soirée qui sera sympa et je suis pas trop tentée. Cependant je sais que la majorité des mes copines vont y aller et se taper un bon délire. J'ai déjà raté la première et je me sentais complètement à coté de la plaque apres. Ici c'est vrai que j'irai plus pour être dans le coup que pour en profiter vraiment. En riant doucement, les gens me "traitent" gentillement de mamy, je crois que c'est pas vraiment faux. Est-ce que je suis normale ou pas? Je rencontre peu de gens comme moi et ca me pèse un peu. En plus, je n'arrive toujours pas à me lacher, c'est pas près de changer, j'ai du mal mais bon ca c'est un autre sujet...
Je déduis que mon célibat... Samedi 25 Novembre 2006 à 0h41 ...n'est pas un problème de situation géographique, mais de quoi alors? Cette constatation me fait peur. En effet, je suis ici à l'étranger depuis deux mois, je sors, je vois des gens tout le temps. Et poutant, rien ne vient, pas l'ombre d'un drague minuscule, je me sens toujours aussi invisible pour la gente masculine. Donc, visiblement, le problème vient de moi et non de mes compatriotes qui ne veulent pas de moi. Je désespère, je me sens seule cet an-ci, j'aurai vraiment besoin de bras réconfortant, ne fusse que pour me faire un câlin en tout bien tout honneur. J'ai besoin d'affection. Et malgré tout j'espère encore pour E. qui pour qqn pressé de me voir traîne encore les choses en longueur. Pas de nouvelles depuis deux semaines. J'héstie à le contacter par mail mais je ne veux pas trop insister non plus, qu'il se dise que c'est du tout cuit et que je n'attens que lui (ce qui présentement est un peu ça). Mais j'ai tellement envie d'aller le voir, ca me ferai un super week-end pour pas cher en plus. Je verrai ce que je ferai s'il ne me donne pas de nouvelles ce week-end mais j'hésite vraiment entre nier l'affaire et tant pis, prendre enfin le dessus et lui envoyer un mail qui me donne le sentiment de le supplier. Dilemme, dilemme...
Ma première sortie au bout de la nuit... Dimanche 26 Novembre 2006 à 19h15 ... a été plus que sympa. Après un début de soirée plutôt calme dans un appart', départ en petit comité dans un boîte de la ville. Je me suis bien amusée, me suis lâchée, oui j'ai osé et au final je me suis super amusée. Bien sur, je ne le ferais pas tous les week-ends, justement pour en profiter à fonds, ça ne doit pas devenir un habitude. Couchée à 6h du mat' tout heureuse et ne pensant à aucun de mes problèmes. La journée d'aujourd'hui fut tout aussi bonne, balade, ménage, cuisine mais pas de prise de tête... Du coup, je comprends mieux les gens qui sortent, s'enivrent dans les soirées. On ne pense à rien, on est bien, on profite... Je ne critique pas, chacun est maître de sa vie et se prendre la tête comme moi n'est pas un gage de sagesse loin de la.
Je ne peux m'empêcher de... Jeudi 30 Novembre 2006 à 23h44 déprimer un peu ces temps-ci. J'ai eu ma maman tout à l'heure au tél et elle me manque, ma famille, mes amis du pays me manquent. Il est clair que je ne me plains pas de ma vie ici, j'ai totale liberté de mouvement je vis ma vie mais seule, avec des gens qui me connaissent peu et me cernent mal et toujours sans amoureux. Mon boulot est pas topichon non plus, la je suis stagiaire c'est clair, des taches plus basiques que ca tu meures, en plus on dirait que je suis une sur-femme de les accomplir en peu de temps, un comble pour moi qui depuis deux ans ai fait des jobs où j'étais relativement indépendante et pour lesquels on m'a tout de suite fait confiance. En plus, malgré le fait d'être chez les gens du sud ils sont moins chaleureux que ce que l'on dit. C'est une chose de passer quelques semaines ici, c'est vrai ils sont sympas, vivants, bruyants même! Travailler c'est autre chose, pas d'intérêts pour les personnes mais plutôt aux ragots (ils le disent eux-mêmes), c'est fou. Moi qui prenait plaisir à discuter des mes week-end, des films que j'avais vu au boulot, je déchante grave. En plus, je constate que travailler dans une PME c'est pas pour moi. Tu croises 4 pauvres personnes sur ta journée pas top pour faire des connaissances. Et puis, il y a aussi E. qui me refait prendre espoir et puis plus rien, il joue. Il fait genre qu'il s'intéresse alors que non, je laisse tomber avec lui, qu'il reprenne contact avec moi je l'envoie à la m... faut pas exagérer et puis de toute façon il n'y a aucun avenir entre nous, sa vie est beaucoup mais alors la beaucoup trop compliquée et visiblement il ne veut pas m'y impliquer.
Et puis bien sur, je me pose mille questions sur moi, les autres, mes relations avec les autres, mes jugements. Mes objectifs personnels et professionnels, le but de toute cette démarche... et je m'arrête la ca pourrait prendre des pages et des pages. J'essaie de ne pas me prendre la tête mais je ne peux pas c'est ma nature. J'ai des hauts et des bas, je dois faire avec et pas me dire en plus que je suis conne de pas profiter pour couronner le tout et m'enfoncer encore plus....
Enfin, je me suis bougée et... Mercredi 6 Décembre 2006 à 1h55 me suis inscrite dans une salle de sport. Voila, un bon pas dans ma vie ici. Le train-train quotidien me pesait trop finalement, un mois tranquille c'etait pas mal maintenant il me faut bouger. Et ce soir, premier cours de gym douce, vraiment bien pour commencer et se remettre tout doucement dans le bain d'une activité physique. La semaine prochaine, je vais etablir un programme de muscu pas trop pousser pour essayer de perdre les quelques kilos que j'ai malheuresement pris et dont je n'arrive pas à me défaire. Ce soir, c'est raté pour les kilos en trop, je suis en pleine crise de boulimie (sans me faire vomir). Il faut dire qu'il ont ici une spécialité à se damner donc j'en mange et mange et mange, je suis assise dans mon lit avec un succulent dessert et j'en profite. Ca ne doit pas être trop grave, la semaine prochaine je commence le sport et surtout je m'en fous un peu de mon poids, d'avoir du bide ou pas car c'est juste pour moi. Alors j'en profite un peu. Demain je ferais plus une journée diete, soupe et pain et voila et je n'exagererai pas les autres jours de la semaine et puis il est clair qu'avec les fêtes qui arrive c'est dur dur de regarder à sa ligne... rien ne presse, rien ne presse de ce côté la
Les fêtes de fin d'années... Vendredi 22 Décembre 2006 à 16h43 ... sont synonymes de retrouvailles et de joies, les émotions positives ou négatives sont décuplées à cette période de l'année. Dans mon cas, le bonheur prend le dessus. Et oui, je rentre chez moi pour une semaine! J'ai du mal à m'en rendre compte
De nouveau... Jeudi 28 Décembre 2006 à 0h22 ... à la maison. Etrange et agréable à la fois. Ca faisait trois mois, casi trois mois que je n'étais pas revenue chez moi, que je n'avais pas revu mes parents. Et pourtant, c'est comme si je n'étais jamais partie, j'ai comme la sensation que je ne suis jamais partie, que ma nouvelle vie n'est qu'un rêve. Je suis très heureuse d'être chez moi avec les êtres que j'aime pour les fêtes, pas de grosses sorties pour moi durant mon séjour à la maison. J'en profite aussi pour ne rien faire, lire, regarder la télé, choses que je n'ai casi pas le temps de faire en temps normal. Et puis je revois mes amis, dans ce cas je me dis, heureusement que je n'en ai pas trop. J'ai 4 ou 5 personnes a voir et il est difficile de les caser dans mon agenda avec les fêtes et mes rdv que je preferais prendre ici. Je suis ravie, ravie d'être ici et je sens que mon départ me fera un pincement au coeur. Néanmoins, je suis convaincue que la vie de "famille" par la j'entends avec les parents et frere et soeur ne me convient plus. Je suis trop habituée à vivre ma vie, non sans contraintes loin de la mais sans comptes à rendre, avec des moments de tranquilités, de solitude réparateurs, choses impossible ici. Bien que je les aime plus que tout, j'ai franchi un cap et il me sera impossible, disons difficile, de revenir en arrière. Il me faut penser à l'après... après cette expérience que vais-je faire? revenir je n'en ai pas envie, rester je ne sais pas la bas je ne sais pas... Tout ca reste a voir, j'y réfléchirais a mon retour "a la maison" comme je l'appelle maintenant. En attendant, je profite à 100% de tout ici et savoure le quotidien retrouvé...
Et l'après... Dimanche 31 Décembre 2006 à 0h48 ...l'après mon stage. Mes petites vacances à la maison me font me poser plein de questions sur "l'après" stage, le retour dans mon pays natal et en l'occurence chez mes parents. Si je reviens, ca va être difficile, très difficile de revivre dans notre petite famille pleine de contraintes et d'habitudes qui me pesaient déjà avant mon départ mais encore plus après avoir connu la "liberté" et l'indépendance. Vivre complètement seule, ça n'est pas mon truc mais vivre de nouveau avec mes parents, ma mère et ses 1000 questions dès que je fais quelquechose... bof bof quoi. Du coup, je pense que je vais repartir quelques mois à l'étranger juste après la fin de mon stage. Ainsi je reporte mon retour à septembre et tous les tracas que cela sous-entend. Il faut encore que je me renseigne concretement sur la possibilité de repartir mais c'est franchement faisable alors pourquoi pas. En plus, cette première expérience à l'étranger n'a fait qu'attiser ma curiosité pour les autres cultures, les autres langues, les gens en général, le voyage, la découverte. Pourquoi m'en priver si j'en ai la possibilité...
Me revoila... Samedi 6 Janvier 2007 à 16h05 ...dans mon pays d'adoption. Le retour fut difficile après que toute la famille ait été aux petits soins avec moi pendant plus d'une semaine. Revenir ici, repratiquer la langue aussi, dur dur, j'ai l'impression d'avoir oublié plein de trucs. Et reprendre le boulot! Se relancer dans ma petite vie d'ici avec mon job, mon appart', mes colocs, mes activités et mes copains. Enfin, je me sens toujours seule ici, pas soutenue et ne pouvant compter sur personne. Je dois dire que je ne suis toujours pas à l'aise avec plein de gens ici. Bizarre... j'ai un cercle plus proche mais bon c'est pas ça, je ne me sens pas intégrée et franchement ne sais pas ce que je peux faire pour me sentir mieux. Je suis un peu "out" pour le moment et je ne suis pas sortie avec mon groupe de copines depuis quelques temps, je suis casi sure qu'elles m'en tiennent rigueur et se disent que du coup je suis pas fun. Il est vrai que je suis une fille plutôt calme dans les grand groupe, je rigole mais je ne vais pas raconter ma vie surtout mes problèmes à plein de gens que je connais depuis peu. Mais parfois on se croirait dans un groupe de paroles tout le monde raconte ses malheurs avec animations mais moi je ne peux pas. J'imagine que c'est aussi ca qui creuse un fossé entre nous. Hier, j'ai été boire un verre avec mes copines qui sortaient par après, pour ma part je suis rentrée plus tôt. Et voila, aujourd'hui j'ai toujours pas de news et pourtant je sais qu'elles sont à la maison et réveillées... là je me sens seule et me dis que je suis une fille qui n'en vaut pas la peine pour grand monde.